L’activiste panafricaniste Kemi Seba se retrouve au cœur d’une nouvelle controverse judiciaire après son arrestation en Afrique du Sud, le 13 avril 2026. Les autorités sud-africaines évoquent une affaire de passage clandestin, tandis que le Niger a pris des mesures fermes à son encontre.
Selon la police sud-africaine, Kemi Seba a été interpellé à Brooklyn, un quartier de Pretoria, en compagnie de son fils et d’un facilitateur présumé. L’opération, menée par les unités spécialisées des Hawks, notamment celles chargées des crimes contre l’État, s’inscrivait dans une enquête sur un réseau de passage clandestin vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo.
Les enquêteurs affirment qu’une somme d’environ 250 000 rands aurait été versée pour organiser cette traversée, avec pour objectif final de rejoindre l’Europe. Lors de l’arrestation, près de 318 000 rands en espèces ainsi que plusieurs téléphones ont été saisis, renforçant les soupçons des autorités.
Les premières investigations indiquent que l’activiste faisait déjà l’objet de recherches internationales. Au Bénin, il est poursuivi pour des faits liés à des crimes contre l’État, tandis qu’en France, il serait également associé à des activités similaires selon les autorités. Avec l’appui d’Interpol, des procédures d’extradition seraient déjà en cours. Le dossier a été renvoyé au 20 avril 2026, en attendant la suite judiciaire.
Dans la foulée, les autorités nigériennes ont annoncé le retrait immédiat de son passeport diplomatique, la fin de ses fonctions auprès de la présidence ainsi que sa déclaration comme persona non grata. Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Niger justifie ces décisions par des agissements jugés contraires aux intérêts fondamentaux de la Nation.
Cette affaire relance les débats autour de la figure controversée de Kemi Seba, connu pour ses prises de position radicales contre l’influence occidentale en Afrique.
Il reste désormais à savoir si cette arrestation relève uniquement d’une affaire judiciaire liée à un réseau de migration clandestine ou si elle s’inscrit dans un contexte politique plus large impliquant plusieurs États.
Kémoko Diabaté
