Près de Kobri, une localité située dans la région de Kita, cinq ressortissants indiens ont été enlevés par des hommes armés non identifiés. C’était en date du 6 novembre, alors qu’ils travaillaient dans le cadre d’un projet d’électrification au sein de la zone. Ils ont été libérés le mardi 11 novembre.
Selon les informations, les étrangers en cause auraient été libérés sans versement de rançon. Ils auraient été abandonnés dans une forêt par le conducteur d’un tricycle en charge de les emmener à destination, à cause du manque du carburant sur le trajet. Des éléments de la Gendarmerie ont été, après avoir eu l’information, dépêchés sur les lieux afin de les escorter à Kita. Sur la question, l’ambassade de l’Inde au Mali a déploré, courant le dimanche 9 novembre, le kidnapping de ces cinq ressortissants, ajoutant que des efforts sont déployés pour leur libération. « L’ambassade a pris connaissance du regrettable enlèvement de cinq de nos ressortissants au Mali, le 6 novembre 2025. L’ambassade travaille en étroite collaboration avec les autorités et la société concernées (celle qui les emploie) afin d’assurer leur libération saine et sauve dans les plus brefs délais », a-t-elle dit. Selon d’autres informations, une médiation a été menée le samedi 8 novembre afin d’obtenir cette libération. Les négociations n’ont pas abouti. « Peu après l’annonce du rapt de ces cinq ressortissants indiens, un responsable de la société qui les emploie a pris des contacts dans le but de parvenir à un dénouement rapide de l’affaire. Les ravisseurs ne se seraient pas entendus, samedi 8 novembre, sur les conditions de libération des otages. Les premières négociations ont échoué », apprend-on d’autres sources, indiquant que les hommes armés étaient fortement armés au moment de l’enlèvement. Ainsi, trente-deux autres travailleurs, présents sur les lieux au moment de l’enlèvement, ont échappé à la vigilance des kidnappeurs. Ils ont été transportés vers Bamako. Certaines indiscrétions attestent qu’une rançon a été versée pour la libération des cinq ressortissants indiens.
Mamadou Diarra
