A la suite du président de la Transition, le général d’armée Assimi GOÏTA, le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, représentera le Mali à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), qui s’ouvre aujourd’hui, 30 juin 2025, à Séville, en Espagne. Dans un contexte géopolitique aux lectures parfois négatives, cette conférence internationale constitue une opportunité majeure pour redorer l’image du Mali auprès de ses partenaires extérieurs, à travers la présentation de projets et de stratégies nationales pour l’émergence et le développement du pays. Le Premier ministre est accompagné dans cette mission par plusieurs membres de son gouvernement.
La satisfaction des besoins de la population est une priorité absolue du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta ; c’est pourquoi la question occupe une place de choix dans le Plan d’action du gouvernement (PAG). Endossé à la Vision « Mali Kura Netaasira ka ben san 2063 » et à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), le Premier ministre porte ces ambitions d’un Mali de demain pour mobiliser les financements nécessaires à la réalisation d’initiatives à fort impact pour les populations.
Avec un coût global estimé à 61 232,1 milliards de FCFA, soit environ 6 123,3 milliards par an, un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA reste toujours de mise. C’est qui explique d’ailleurs toute l’importance de la participation du Mali à cette 4ᵉ Conférence, qui représente une occasion unique de réformer le financement du développement à tous les niveaux, de soutenir la réforme de l’architecture financière internationale, et de lever les obstacles freinant l’investissement urgent.
Jouant un rôle crucial dans l’élaboration du programme de financement mondial et l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), cette conférence offre aussi un levier pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030.
Il faut rappeler que la Vision « Mali Kura Netaasira ka ben san 2063 » et la SNEDD 2024 – 2033, portées par le Premier ministre malien, visent toutes deux à moderniser le pays, encourager l’innovation et renforcer son intégration régionale et internationale.
La Vision Mali Kura, lui, s’articule autour de projets structurants tels que : garantir l’autosuffisance alimentaire (Farafina Jigine), un accès universel à l’électricité (Yelen Kura), la relance du secteur industriel, la valorisation du patrimoine culturel (Kankou Moussa Seguina), l’écologie et l’amélioration de la qualité de vie (Mali Vert et Bien-être). Quant à la SNEDD, il s’organise autour de cinq priorités majeures, à savoir, le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité ; la refondation de la gouvernance ; la transformation économique et une croissance durable ; le développement du capital humain et la résilience territoriale ; et la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques.
En outre, parallèlement aux différents panels auxquels prendra part la délégation malienne, l’agenda du Premier ministre prévoit également plusieurs rencontres bilatérales avec des dirigeants du monde et des partenaires stratégiques du Mali.
C’est pourquoi, cette délégation du Premier ministre comprend plusieurs ministres, dont celui en charge des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP ; le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni SANOU ; et la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA.
À la suite de la visite du président de la Transition, le général d’armée Assimi GOÏTA à Moscou, le Premier ministre entend tirer le maximum de profit de cette rencontre internationale au bénéfice du Mali et des Maliens.
Issa Djiguiba
