Le lieutenant-colonel Tanass Ag Ahmed a toujours suscité de nombreuses interrogations sur sa loyauté.
Lors de la reconquête de Kidal en 2023, alors qu’il occupait les fonctions de préfet de Kidal avec l’appui et la bénédiction de Alghabass AG Intala, plusieurs de ses proches, notamment ses neveux et ses cousins, étaient signalés dans les combats contre les FAMA à Bourem, Anefif, Kidal, l’attaque du bateau et également dans la détention des otages FAMA. (Ces neveux et cousins arrêtés par les FAMA en 2023 sont toujours en détention)
Il avait été convoqué à Bamako par les autorités militaires.
À la suite d’interventions au sein de la hiérarchie militaire, notamment du Général Takny il n’a pas été mis aux arrêts, mais relevé de ses fonctions de préfet puis muté à Gao sans poste responsabilité dans le commandement militaire.
Dans ce contexte, sa désertion ne constitue pas une surprise pour de nombreux observateurs qui ont suivi le dossier, un officier plus loyal à Alghabass Ag Intala qu’au chef d’état-major des armées. On n’en a pas besoin dans nos rangs.
Le renouvellement de la chaîne de commandement récemment décidé par le président Assimi Goïta devrait permettre davantage de rigueur. Toutefois, les décisions à prendre doivent être fermes sans tomber dans l’amalgame.
Pour conclure, le Mali doit impérativement prendre des mesures sérieuses au sein de l’administration, de la société civile et des institutions publiques.
Un État ne peut durablement se renforcer tout en continuant à entretenir, directement ou indirectement, ceux qui agissent contre ses intérêts. On ne peut être le seul État au monde dans cette situation.
Qu’ils soient du Nord ou du Sud, les individus qui profitent des postes stratégiques et juteux de l’État tout en renforçant ses ennemis et en sapant son autorité doivent répondre de leurs actes sans état d’âme.
L’autorité de l’État doit être totale, impartiale et s’appliquer sans hésitation.
Source : Ahar Teneré (facebook), avec KD
