La France aura tout tenté contre les autorités de la Transition. Tout va mal entre Bamako et Paris. Entre le problème de légitimité du pouvoir en place et l’arrivée de Wagner sur le sol malien, l’Elysée n’a pas pu faire respecter son desideratum sur les jeunes colonels. Des pressions çà et là à travers des organismes sous régionaux et le retrait progressif des forces Barkhane. Bamako garde l’oreille sourde et remet tout aux assises nationales de la refondation qu’il organise pendant la dernière moitié du mois de décembre. Par ailleurs la CEDEAO maintient les sanctions sur les autorités du Mali et exige la tenue des élections à date indiquée. Pour le moment, rien moins sûr. Alors qu’un mois auparavant, le président Macron recevait à l’Elysée, certains dirigeants africains sur la question sécuritaire du sahel sans le Mali. Et pourquoi voudrait lui-même se rendre à Bamako rencontré le colonel Assimi Goita tandis qu’entre les deux hommes, les relations ne sont pas au beau fixe. Qu’est ce Macron vient chercher à Bamako en ces moments ? Est-ce pour soutenir ou menacer les autorités de la transition ? En tout cas, les autorités actuelles ne sont pas à mesurer de respecter la date des élections comme annoncée lors des concertations nationales tenues en 2020. Attendons de voir.
Sanadé Sana
