Ce qui frappe à première vue, c’est la sincérité avec laquelle l’imam a abordé son sujet. Sur ses pérégrinations sur la scène politique, il a tout déballé : ses relations tumultueuses avec les différents chefs d’état qui ont tous dérivé ses multiples démarche pour remettre le navire à flot, les coups bas qu’il a essuyé, les fausses rumeurs qui ont circulé sur son dos, jusqu’à ses propres sentiments de patriote aimant passionnément son pays d’un amour sincère et profond… L’Homme a tout simplement parlé avec son cœur.
Fausses rumeurs, il y en a eu à laquelle sur le dos de l’imam. Par exemple, celle ridicule de son accointance avec l’hexagone. Ridicule pour la simple raison qu’au contraire, la France n’a jamais totalement gobé l’homme qu’elle soupçonne à tort d’être un islamiste. La même rengaine qu’IBK a fini par faire sienne.
Ce point de presse fut une véritable séance d’explication, de mise au point afin de mettre en lumière un tas de choses qui demeurait obscur. Et le tribun qu’est l’homme a su édifier son public à travers des explications succinctes, directes et sincères, lui ouvrant tout son cœur. Ce discours avait un relent de confession, mais une confession positive et non celle d’un fautif accablé de torts. Celle d’un patriote passionné qui aura tout mit en œuvre, faisant des mains et des pieds pour éviter une déconvenue et un naufrage programmé au pays de son cœur.
Les détracteurs avaient déjà prédit qu’il n’y aurait pas affluence à l’invitation de l’imam. Mais nul n’est prophète, c’est un monde océanique que nous avons vu sur les lieux. Avec une organisation sans faille. Comme quoi, l’homme propose, mais Dieu dispose.
Ben Diakité Ladji de Balzac
