Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à travers son dernier rapport trimestriel de décembre 2019 sur la situation au Mali, déplore la faible participation des femmes à la vie publique de la nation. Le secrétaire général invite à une amélioration de la participation des femmes à la vie publique pour l’avancée de toute la nation.
« Les femmes restent sous-représentées dans les mécanismes d’exécution et de suivi de l’Accord », tel est le constat du Secrétaire général de l’ONU dans son rapport trimestriel sur la situation au Mali, publié le 30 décembre 2019.
La faible représentation des femmes au sein des principaux organes de décision au sein de la nation malienne reste tributaire du « contexte culturel », selon M. Guterres. Traditionnellement, les femmes sont mises de côté quand il s’agit de participer à la vie publique.
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Cette situation est déplorable pour M. Guterres, quatre ans après la loi « exigeant une représentation d’au moins 30% de femmes dans la fonction publique et plus de quatre après la signature de l’Accord ».
Pour mieux appuyer ses dires, M. Guterres fait recours à des exemples concrets : à la Commission nationale pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration, il n’y a que 3% de femmes ; au Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité, il n’y a que 6% ; à la Commission-vérité, justice et réconciliation, elles sont 20% et aux sous-comités du Comité de suivi de l’Accord, elles ne sont que 4%. Le secrétaire général des Nations unies arrive à la conclusion : « La représentation des femmes reste minime (1 % et 5 % respectivement) dans les administrations provisoires au niveau des régions et des districts. »
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Dans le contexte que traverse le Mali, il est plus qu’urgent que les femmes aient une forte représentativité au sein des principaux organes de décision politique et économique. « La propagation de l’extrémisme violent dans de nombreux secteurs au Mali constitue un grave revers, du fait que nombre de groupes extrémistes portent atteinte aux droits des femmes et cherchent à les exclure totalement de la sphère publique », précise Antonio Guterres.
Le secrétaire général de l’ONU porte alors tout son espoir sur l’atelier, qui se tiendra durant ce mois de janvier, avec pour objectif de définir le statut et la structure d’un observatoire des femmes censées veiller sur la mise en œuvre du processus de la paix.
TOGOLA
