La capitale malienne entre en mode tolérance zéro. Depuis le 22 juin 2026, des équipes mixtes composées de l’Agence nationale de la Sécurité routière, de la Police nationale et de la Direction de l’Urbanisme et de la Politique foncière de Bamako sillonnent les centres commerciaux, artères principales et gares routières de Bamako pour sensibiliser et sommer les occupants illégaux du domaine public routier de libérer les voies. Ces opérations de terrain préfigurent la 22e édition de la Semaine nationale de la Sécurité routière, organisée par le ministère des Transports et des Infrastructures du 29 juin au 4 juillet 2026.
Placée sous le thème « Occupation anarchique du domaine public routier : un danger pour la sécurité routière », cette édition met le doigt sur un phénomène qui gangrène la mobilité urbaine au Mali : étals débordant sur la chaussée, véhicules garés en double file, matériaux de construction abandonnés sur les trottoirs, deux-roues envahissant les carrefours. Autant d’obstacles qui rétrécissent l’espace de circulation, perturbent la fluidité du trafic et multiplient les risques d’accidents.
Le lancement officiel des activités est prévu le lundi 29 juin 2026, sous la présidence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko Dembélé. À partir de cette date, les actions de sensibilisation cèderont la place aux mesures coercitives : les véhicules et objets installés illégalement sur le domaine public routier seront systématiquement mis en fourrière, sous la conduite du Directeur général de l’ANASER, Ousmane Maïga.
Cette semaine thématique s’inscrit dans un effort plus large de l’État malien pour réduire le nombre d’accidents de la route, qui continuent de faire des victimes sur l’ensemble du territoire national. En ciblant cette année l’occupation anarchique de la voie publique, les autorités entendent s’attaquer à l’une des causes les plus visibles et les plus récurrentes de l’insécurité routière en milieu urbain.
Kémoko Diabaté
