Soutenir le président de la transition et saboter, même les actions les plus responsables et salutaires de son premier ministre. Telle est la pratique à laquelle s’adonnent les groupements et partis politiques du cadre d’échangent pour une transition réussie au Mali. Ce soutien fantoche propre à Issa Kaou Ndjim est paradoxal.
Ces partis et groupements politiques de l’ancienne majorité présidentielle, en majorité, se prennent pour des donneurs de leçons en matière de gouvernance. Cela depuis la nomination du Dr Choguel Kokalla Maïga comme premier ministre. Pourtant, sous Moctar Ouane, ce sont les mêmes personnes qui demandaient à soutenir la transition.
La guerre d’égo
Entre l’ex dirigeant du M5-RFP, mouvement à la base de la chute du régime IBK, c’est la guerre ouverte. Depuis la nomination du Dr Choguel Kokalla Maïga, le cadre d’échange est dans le déni de la réalité, dans le rejet total de toutes les propositions du gouvernement. D’abord, la question de l’organe unique de gestion des élections. Cet organe est une proposition de la classe politique et de la société civile malienne à l’exception de quelques partis politiques ou associations dont le CNAS Faso Hèrè de Soumana Sacko. Si Moctar Ouane avait avoué son incapacité à matérialiser l’organe unique de gestion des élections, Dr Choguel Kokalla Maïga a fait bouger les lignes dès son arrivée. Des experts ont été pris et ont confirmé la possibilité de la création de l’organe unique de gestion des élections. Au moment où ils devaient applaudir parce qu’enfin, ils auront ce qu’ils ont longtemps demandé pour la crédibilité des élections au Mali, ces mêmes politiques se sont honteusement opposés à la création de l’organe unique de gestion des élections. C’est la première et honteuse incohérence du cadre d’échange pour une transition réussie au Mali.
Leur deuxième incohérence, c’est au niveau de l’inclusivité. Dr Choguel Kokalla Maïga, depuis sa nomination comme premier ministre, a entamé des rencontres auprès des forces vives de la Nation. Les partis et groupements politiques du cadre d’échange ont été, eux aussi, rencontré à des reprises. Le premier ministre a insisté, devant eux, sur la nécessité de la création de l’organe unique de gestion des élections et de la tenue des Assises nationales de la refondation. Donc, dire que le gouvernement ne travaille pas dans l’inclusivité serait de la manipulation de la population.
Le cadre d’échange trouve que les ANR « sont inopportunes et couteuses ». Ses arguments : beaucoup de fora ont été tenus dont le Dialogue nationale inclusif. Mais-t-on vu les résultats de ces fora ? Leurs résolutions ont-elles été mises en œuvre ? Non. Pourquoi donc ne pas aller à ces assises pour avec ses propositions pour une sortie de crise au Mali. La politique de la chaise vide n’a jamais rien arrangé. C’est d’ailleurs pourquoi l’Adema a abandonné le cadre en « plein vol ».
Une autre incohérence de Poulo et ses acolytes, c’est le respect de la durée de la transition. Ils exigent à ce que la présidentielle soit tenue le 27 février. Est-ce possible ? Très difficile. Qui parmi ces hommes politiques peut aller battre campagne à Marébougou ou Dinangourou dans la région de Mopti et Farabougou ou Dogofry dans la région de Ségou ? Personne.
