Sous la présidence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, deux conventions partenariales d’une durée de quatre ans renouvelable ont été signées mercredi 22 juillet 2026 à la Primature entre l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel et les ministères de l’Éducation nationale et de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Une étape décisive dans le déploiement du numérique éducatif et professionnel sur l’ensemble du territoire malien.
La première convention engage l’AGEFAU et le ministère de l’Éducation nationale dans une dynamique de transformation des établissements publics : création et équipement de Centres d’Accès Universel, installation de Cases Wi-Fi, déploiement d’infrastructures technologiques et dotation en matériel informatique des meilleurs élèves. L’objectif est clair — connecter l’école malienne au monde numérique et préparer les générations futures aux exigences d’une économie de plus en plus digitalisée.
La seconde convention, conclue avec le ministère de l’Emploi, cible directement les jeunes : diplômés, demandeurs d’emploi et personnes en reconversion professionnelle. Elle prévoit la réalisation ou la réhabilitation d’infrastructures de formation, l’octroi d’équipements performants et l’organisation de sessions de renforcement des compétences numériques. Une réponse concrète à la nécessité de former une main-d’œuvre adaptée aux besoins d’un marché du travail en pleine mutation.
« L’intégration des TIC n’est plus une option mais une nécessité », assure Balobo Cissé, Directeur Général de l’AGEFAU
Le Directeur Général de l’AGEFAU, Balobo Cissé, a posé les chiffres sur la table : plus de 17 milliards de francs CFA investis depuis la création de l’agence dans le domaine de l’éducation, à travers la construction de centres d’accès universel et la dotation en équipements. L’ambition affichée pour les prochaines années est encore plus haute : d’ici fin 2027, l’AGEFAU entend connecter l’ensemble des établissements d’enseignement secondaire, technique et professionnel du Mali. Une promesse qui, si elle se réalise, changerait profondément le paysage éducatif national.
Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, s’est réjoui d’un partenariat qu’il présente comme porteur de « belles perspectives ». Il a insisté sur trois gains attendus : le renforcement de la connectivité des établissements, l’accès à des ressources pédagogiques numériques et le développement d’outils de gestion éducatifs. Pour lui, l’objectif est de préparer la jeunesse aux exigences du numérique tout en gagnant en efficacité et en transparence dans l’administration éducative.
La ministre de l’Entrepreneuriat, Oumou Sall Seck, a quant à elle insisté sur la portée sociale de la convention, présentant ce partenariat comme la traduction d’une volonté politique d’agir pour renforcer les compétences numériques de la jeunesse malienne, moderniser les établissements de formation et développer des curricula en phase avec les besoins réels du marché de l’emploi.
Ces deux conventions s’inscrivent dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui fait du numérique un levier prioritaire de modernisation et d’inclusion. Elles traduisent la conviction que la souveraineté numérique du Mali passe d’abord par la formation de ses citoyens, en particulier de sa jeunesse.
Kémoko Diabaté

