La Commission nationale de la Jeunesse de Ginna Dogon tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire dans plusieurs villages de la région de Bandiagara.
Dans un communiqué publié le 2 septembre 2026, l’organisation dénonce la recrudescence, depuis plusieurs mois, d’attaques contre des villages dogon. Elle fait état de pertes en vies humaines, de blessés, de déplacements de populations ainsi que de pillages et de destructions de biens.
Pour Ginna Dogon, cette situation prend une dimension particulièrement préoccupante en pleine campagne agricole. Les déplacements de populations et l’inaccessibilité de certains champs risquent, selon l’organisation, d’aggraver les difficultés économiques et alimentaires des communautés déjà éprouvées par plusieurs années de crise.
La Commission nationale de la Jeunesse relève également que des alertes lancées par certaines populations avant ou pendant des attaques ne seraient pas toujours suivies d’une intervention suffisamment rapide et efficace. Elle estime que cette situation nourrit un sentiment d’abandon au sein des communautés concernées.
Des demandes adressées au Gouvernement
Face à cette situation, Ginna Dogon interpelle les autorités de la Transition sur plusieurs priorités : renforcer la protection des civils dans les zones les plus exposées, améliorer la réponse aux alertes, apporter une assistance humanitaire aux familles victimes et déplacées et permettre, lorsque les conditions de sécurité le permettront, le retour des populations dans leurs villages.
L’organisation insiste sur le droit des populations du Pays Dogon à vivre sur leurs terres, à cultiver leurs champs et à protéger leurs familles dans la paix.
« Le Pays Dogon ne doit pas être abandonné », affirme la Jeunesse Ginna Dogon, qui appelle ainsi les autorités à considérer la protection des populations de la région de Bandiagara comme une urgence nationale.
Kémoko Diabaté
