Perturbations dans le processus de mise en place des instances de base de l’AEEM : Moussa Niangaly porte plainte contre les auteurs et complices

Pour donner des éclaircissements concernant les récentes perturbations au niveau de certains établissements d’enseignement publics, le secrétaire général de coordination de l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), Moussa Niangaly s’est exprimé. Il a précisé que son bureau n’est pas responsable de ces perturbations et que l’AEEM a porté plainte contre tous les auteurs et leurs complices.

Après les multiples fermetures de classe pour raison de Cvid19, les cours continuent d’être suspendus au niveau de certains établissement d’enseignement publics. Pis, certains à la suite de violents affrontements entre étudiants avec armes à feu, lors des renouvellements des instances de base de l’AEEM.

Selon le secrétaire général de la coordination de l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) Moussa Niangaly, ces perturbations ne sont pas l’œuvre du bureau de la coordination, mais d’un « groupe minoritaire de 5 à 6 membres répondant sous le nom du collectif des coordinateurs de l’AEEM », a indiqué Niangaly en ajoutant que « ce collectif, en cherchant une popularité, est en train de créer le désordre ».  

Afin d’organiser son 29e congrès qui se prépare depuis un mois, selon Niangaly, le bureau de coordination de l’AEEM a décidé majoritairement de renouveler ses instances de base au niveau des facultés, instituts et grandes écoles. Des renouvellements qui sont indispensables, selon lui, pour l’élection du nouveau secrétaire général de l’AEEM.

En plus de cela, il a signalé que beaucoup de secrétaires généraux de ces instances continuent toujours de représenter un lycée ou une faculté après être admis au Bac ou terminé avec les études. « Il est important de remplacer ceux-ci qui ne représentent plus les structures auxquelles ils avaient été élus » a-t-il indiqué.

Mais dans cette démarche, selon lui, « des candidats en quête de popularité ont demandé à sursoir à ces renouvellements et d’aller vite au congrès ». Une chose qu’il trouve « inadmissible ».  

A ses dires, l’AEEM traverse des périodes difficiles, mais son créneau reste la formation pour que le Mali puisse être parmi les meilleurs de la sous-région.

Donc pour cela, il faut, selon lui, réviser les textes de l’AEEM et bannir la violence sous toutes ses formes dans les instances scolaires et universitaires.

En ce qui concerne les perturbations, il a indiqué que « Le bureau de coordination a porté plainte contre tous ceux qui sont derrière ce désordre, aussi bien ceux qui sont visibles et invisibles ». Et d’ajouter que « nous comptons sur la justice pour faire son travail ».

Si l’AEEM a accepté de suspendre les renouvellements selon lui, c’est parce que « la commission de lutte contre la violence du bureau a sollicité de sursoir à ces travaux pour permettre un peu d’accalmie ».

Par ailleurs, il a rassuré que les travaux reprendront bientôt pour assurer la volonté de la coordination de l’AEEM qui est le changement même de l’image de l’AEEM. Une chose qui, à son entendement, ne peut se faire sans un congrès inclusif.

Pour finir, il a rassuré que les élections du secrétaire général de cette année se feront dans la plus grande transparence, donc « si certains pensent qu’ils parviendront à avoir une popularité en ternissant l’image de la coordination, qu’ils se détrompent » a-t-il indiqué en ajoutant que « tout ce que fait la coordination de l’AEEM, c’est pour le bien des élèves et étudiants »

Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

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