Pour le Mali nouveau de nos rêves : Un nouveau Malien doit sortir de l’ombre

Il est vraiment dommage qu’aucun dirigeant jusqu’à nos jours n’ait songé à expliquer à ses compatriotes que la démocratie est avant tout « la dictature des lois ». Quand chacun n’en fait qu’à sa tête, il ne fera pas bon vivre dans notre société.

Le désordre et l’indiscipline sont devenus structurels dans notre pays. Il suffit pour s’en rendre compte de circuler en voiture ou à moto à Bamako, la capitale, ville phare de la république. Le respect des règles et de l’autre, la courtoisie et la discipline ont presque disparu de nos mœurs. Cela s’explique tout simplement par le fait que les contrevenants ne sont pas sanctionnés à la mesure de la faute commise. On refuse d’obtempérer dans la circulation en se disant qu’il n’est pas difficile d’amadouer l’agent chargé du contrôle.

Le maire prend des mesures à l’occasion des mariages en faveur de la fluidité dans sa commune, on le traite de fou et « vive les cortèges ». Le service d’hygiène demande à chaque famille de creuser des fosses septiques pour éviter que les eaux nauséabondes ne se répandent dans la rue, rien n’y fait. Nous ne parlons pas des vaches et ânes qui se promènent tranquillement au cœur même de la capitale, gênant la circulation et provoquant souvent des accidents. Ou sommes-nous donc ? Dans la jungle ou dans une société organisée ?

Tout cela n’arrive que parce que les dirigeants ont d’autres soucis que le bien-être de la population. Ceux qui honorent leurs engagements ne sont pas légion. Il est temps que tout cela change. Chacun doit s’assumer. Le développement est à ce prix.

Nando

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *