La pratique de l’esclavage par ascendance suscite dans ces dernièresannées des tensions dans la région de Kayes occasionnant de mort d’homme. Suite aux plusieurs interpellation, enfin le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Mamoudou Kassogué a invité les Procureurs généraux près les Cours d’Appel d’engager des poursuites pénales contre toutes personnes impliquées dans des actes en lien avec le phénomène et d’envisager l’éventualité d’une délocalisation de certaines affaires pour garantir l’efficacité des procédures.
Le ton est de taille, les autorités entendent agir contre cette pratique ancestrale de l’esclavage par ascendance au Mali. Le ministre Kassogué rappelle que« ‘’l’esclavage par ascendance’’ une pratique dénoncée dans tous les rapports des organisations de défense des droits de l’Homme, constitue un phénomène qui sape les efforts de l’État en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme dans notre pays ». El il rafraichi le mémoire, les instructions données aux Procureurs près les Cours d’Appel en 2019. « Pour lutter contre cette pratique, je vous donnais des instructions, suivant ma lettre N°0057/MJDH-SG du 17 décembre, pour prendre toutes les dispositions nécessaires en vue d’engager des poursuites pénales contre toutes personnes impliquées dans des actes en lien avec le phénomène et d’envisager l’éventualité d’une délocalisation de certaines affaires pour garantir l’efficacité des procédures », a précisé le communiqué signé par Mamoudou Kassogué. Aussi, a-t-il réitéré « les termes de ladite lettre en vous demandant de faire une exploitation optimale de l’arsenal juridique existant, notamment le Code Pénal, en vue d’assurer une répression efficace des infractions connexes à la pratique dite de « l’esclavage par ascendance ».
Pour le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, dans le cadre du traitement des affaires, « un accent particulier doit être mis sur la protection des victimes de cette pratique, tout comme leur suivi, à toutes les phases de la procédure, nécessite une attention constante des Procureurs de la République ». Ce n’est pas tout, il affirme que la « communication autour de ces affaires devra être une pratique connue et respectée de tous afin de renforcer les mesures d’anticipation pour la protection et la préservation contre le phénomène et ses conséquences sur les personnes qui en sont victimes ».
