Dans le cadre du projet « Justice pour les survivantes de violences basées sur le Genre », des acteurs de la chaine pénale : des avocats et magistrats, et des médecins ont participé, du 14 au 16 décembre, à un atelier de formation et de spécialisation dans le domaine de VBG. Les travaux d’ouverture de cette formation tenue à la villa Soudan, se sont tenus en présence du président de Avocats sans Frontières Mali, Me Seydou Doumbia, et de la représentante de Avocats sans frontière France.
Outiller les acteurs de la chaine pénale : les Avocats, magistrats, et les médecins afin de prendre convenablement en charge les victimes de violences basées sur le genre au Mali. Tel est l’objectif de la formation de cet atelier de trois jours financé par l’union européenne. Des avocats, des magistrats, des officiers de police et des médecins ont participé à cette formation sur le VBG.
Selon Me Seydou Doumbia, président de Avocat sans Frontières Mali, l’objectif de la formation est de renforcer les capacités d’acteurs de la chaine pénale que sont les avocats, les magistrats, les médecins…à prendre en charge convenablement les victimes de violences basées sur le genre et des victimes de violences liées aux conflits. « La finalité recherchée, en travaillant ensemble, nous allons comprendre que nous sommes interdépendants. Qu’il soit avocat, magistrat, médecin, nous faisons un travail visant les objectifs communs : une prise en charge efficace des victimes des violences basées sur le genre », a expliqué Me Seydou Doumbia. Pour l’avocat inscrit au barreau du Mali, chacun des acteurs de la chaine pénale et des médecins ont la fâcheuse tendance de croire qu’ils suffisent à eux seuls. Or, souligne Me Doumbia, l’avocat ne suffit pas à lui-même, le juge ne suffit pas à lui-même, le médecin ne suffit pas à lui-même.
A en croire le président de Avocat Sans Frontière Mali, une victime de violences basées sur le genre a besoin d’une prise en charge complète, holistique dans toutes ses dimensions. Il y a selon lui, des lacunes dans leur prise en charge au Mali. Pour lui, un avocat qui n’a pas été formé dans la prise en charge d’une victime de la violences basées sur le genre peut, par une simple question, blesser cette victime. « Toute attitude, tout langage malséant va augmenter à la douleur d’une victime. Il faut apprendre à être avec la victime, apprendre à l’écouter, savoir le mot juste pour qu’elle sente plus à l’aise », a-t-il expliqué.
Il faut préciser que l’atelier prendra fin le 16 décembre prochain.
Boureima Guindo
