En sa qualité de mécanisme national de prévention de la torture, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a visité, du 9 au 11 septembre 2025, la maison d’arrêt de Koulikoro, le commissariat de police du 1er Arrondissement et la Brigade de la Gendarmerie de Koulikoro. C’était pour évaluer les conditions de détention des personnes privées de leur liberté, de même que les conditions de travail du personnel des unités ciblées. A cette occasion, la mission a examiné lesdites unités d’enquêtes et la maison d’arrêt, constatant des progrès malgré certains défis. L’équipe était composée du Président de la sous-commission Prévention de la torture, du rapporteur général et son adjoint, du Chargé de communication de la CNDH, du Chargé de dossiers et de la représentation régionale de la CNDH dans la région de Koulikoro. Ainsi, l’objectif était de constater les progrès réalisés ainsi que les défis persistants en matière de respect des droits humains au sein de cette région du pays. Suite à ses observations, la CNDH a formulé des recommandations spécifiques visant à améliorer les conditions de travail et de garde à vue, tant dans la maison d’arrêt de la région de Koulikoro que dans les unités d’enquêtes. Ces recommandations sont le fruit d’une analyse approfondie et visent à garantir le respect des droits fondamentaux des personnes détenues. Selon la CNDH, la protection des droits de l’homme est une responsabilité partagée, qui incombe à tous les acteurs de la société. Elle a saisi l’occasion pour rappeler que nul n’est à l’abri de la violation de ses droits, et que la vigilance est de mise pour prévenir et lutter contre toute atteinte à ces droits fondamentaux.
Siatou Samaké, stagiaire
