Le président et le coordinateur de la Coalition nationale campagne internationale pour eau potable et assainissement ont animé une conférence de presse le vendredi 25 septembre 2020 à la Maison de de presse de Bamako. L’objectif de cette conférence de presse était de faire la restitution du suivi mené par leur structure et ses partenaires auprès des prestataires de services eau et assainissement.
En effet, la CN-CIEPA, en partenariat avec IRC, a mené un suivi sur le niveau de financement et l’état d’exécution du budget alloué au secteur eau et assainissement dans le cadre du programme Watershed. Ce suivi a concerné la période de 2017-2018 et a porté sur la zone de Bamako, Ségou et Mopti, selon les conférenciers.
Au cours de ce suivi, il ressort que l’Etat finance ce secteur seulement à 2% de son budget. Cette faiblesse impacte négativement l’évolution du secteur, déplore les conférenciers. Aussi, ajoutent-ils, elle pourrait compromettre l’atteinte de l’ODD 6 au Mali.
Du constat des conférenciers, les deux sous-secteurs avaient comme budget environs 15 milliards en 2017, contre 11 milliards en 2018. Cependant, on note une disparité entre 2017 à 2018 par rapport au budget alloué entre les deux secteurs, de l’analyse des conférenciers. Ainsi, le secteur eau a connu une légère progression en 2018, contrairement à l’assainissement qui a connu une forte baisse la même année. Par ailleurs, les efforts faits par les autorités locales sont passés de 4% en 2017 à 5% en 2018, indiquent les responsables de la CN-CIEPA.
S’agissant de la répartition des dépenses, les conférenciers dénoncent des grandes disparités entre Bamako et les autres régions. « Le district de Bamako concentre à lui seul 53% des dépenses ; Mopti 19%, suivi par les dépenses du niveau central avec 10% et enfin la région de Ségou avec 6% », précisent-ils.
Oumar SANOGO
