Le Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouane Ag Mohamed Ali a un vœu secret : ne plus tendre la main pour assurer la sécurité alimentaire des Maliens et des Sahéliens. « Le Sahel ne doit plus être perçu comme une menace pour le reste du monde, mais comme une opportunité d’investissement », a-t- il déclaré le mardi 2 septembre 2025.
Le ministre commissaire prenait part à un panel ministériel consacré à l’« Alliance Gouvernements – Nations Unies pour la transformation des systèmes alimentaires au Sahel» déroulé au centre international de conférences de Dakar.
Ainsi, il préfère l’investissement aux dons destinés à la sécurité alimentaire.
Abdoulaye Mar Dieye, coordonnateur spécial des Nations Unies pour le développement au Sahel, a plaidé en faveur de la création d’une plateforme régionale visant à aligner les stratégies nationales.
Lors de son intervention en tant que speaker, le ministre Redouwane Ag Mohamed Ali a mis en avant les ressources impressionnantes dont dispose le Mali : 43 millions d’hectares de terres cultivables, un vaste potentiel en eau souterraine estimé à 2 700 milliards de m³ et la présence de grands cours d’eau comme les fleuves Niger et Sénégal.
Le Mali, a-t-il affirmé, est persuadé que « la sécurité physique (humaine) découle de la sécurité alimentaire ». Le projet structurant – Farafina Jiginè – nourrir le Mali et la sous-région – issu de la stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) de la vision Mali 2063, vise l’autosuffisance alimentaire, la diminution des importations et à faire du Mali comme un exportateur net dans la sous-région.
En outre, le ministre a souligné l’importance de repositionner la jeunesse au centre de l’agriculture, par le biais de l’innovation et des nouvelles technologies, et de favoriser des synergies régionales notamment au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
S. Diarra
