Certaines cliniques privées et hôpitaux étatiques du Mali sont devenus des véritables mouroirs pour les patients. Ils meurent comme des mouches dans ces hôpitaux publiques et cliniques privées à cause de l’incompétence et la négligence de certains médecins. Une déception totale pour les patients aujourd’hui qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Les cliniques privées sont pires et très dangereuses. Ce sont des cliniques qui tuent beaucoup de patients en longueur de journée. Beaucoup de patients meurent dans les conditions très atroces par négligence, personnels non qualifiés et manque des matériels adéquats pour détecter la maladie. Ce qui est plus aberrant dans tout ça, c’est que certains médecins tuent les patients comme si de rien n’était. Il faut souligner aussi que la plupart de ces soi-disant cliniques privées n’ont pas d’autorisation. Elles exercent ce métier dans l’illégalité et d’autres sont même logées dans les maisons non achevées. Les Maliens ont encore du chemin à faire. Après 62 ans d’Independence, le Mali n’a pas toujours eu de meilleurs hôpitaux pour soigner ses citoyens. Les populations maliennes sont laissées à leur triste sort après 30 ans de démocratie dans notre pays. Il faut reconnaitre que tout parent qui amène son enfant malade dans nos cliniques privées doit préparer aussi un douillé chez lui. Parce ce que c’est très rare que le malade sorte de ces hôpitaux. Les parents des patients n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Une fois tomber malade, c’est la peur au ventre car tu ne sais pas où te rendre. Beaucoup d’enfants sont devenus orphelins à cause de ces criminels, soi-disant médecins, sans aucune qualification pour soigner les gens.
L’Etat doit prendre sa responsabilité pour assainir ce secteur afin de mettre fin à cette tuerie. Car les Maliens sont fatigués. Tu tombes malade alors que tu n’as pas d’argent tant pis pour toi. Car aucun docteur ne va s’occuper de toi et si tu as l’argent pour te faire soigner on te tue aussi. Et aujourd’hui plusieurs femmes ont été tuées dans ces cliniques privées lors de leur accouchement. D’autres meurent même avec leur enfant.
Lassine Sanou
