Comme tous les vendredis, la mosquée de l’imam Mahmoud Dicko à Badalabougou a accueilli des fidèles venus de tous les coins de la capitale pour prier et assister à son sermon hebdomadaire.
Et ce vendredi l’imam Dicko n’a pas manqué à son habitude. Il a parlé de la situation actuelle du pays. Dans ce sermon il a déploré la mésentente, qu’il regrette entre les Maliens.
Cette sortie du Cheick Imam Mahmoud Dicko a donné lieu à des réactions et interprétations. Certains estiment, qu’il s’agit d’une désapprobation de l’ancienne autorité morale du M5-RFP à la gestion de la transition. Surtout après l’épisode de l’incarcération de son beau-fils (jugé comme son porte flingue caché), Issa Kaou Djim.
D’autres aussi jugent cette sortie de l’Imam de Badalabougou assez déplacée. Etant donné qu’il avait fait faux bond au mouvement M5RFP, en annonçant qu’il retourne dans sa mosquée, pendant que ce mouvement ait été chassé du siège de la CMAS. Maintenant que ses poulains sont en désespoir de cause avec les militaires : « il veut peindre tout en noir », confie un chroniqueur.
Tout compte fait, ce qui peut être dit après une analyse saine du discours tenu par le Cheick Imam Mahmoud Dicko, vendredi, sont de deux ordres.
Il a raison sur sa déclaration concernant les réseaux sociaux, qui ne font qu’aggraver cette crise malienne. A cause de ces médias incontrôlés, toutes les couches de la Nation sont divisées entre elles (religieux, politiques, syndicats…)
Ensuite, sa demande à faire recours à une personnalité ou des personnalités respectables pour faire de la médiation dans la crise multidimensionnelle actuelle est un discours qui cache mal son plaidoyer ‘’pro domo’’ pour soi-même. En clair, l’imam de Badalabougou veut s’inviter à la table, histoire de préparer le terrain des prochaines élections. Cette partie n’est pas dans le Coran, sic !
