Des contestations nées d’un différend minier ont abouti à la mise sous mandat de dépôt de l’actuel préfet de Yanfolila, du maire de la commune de Séré Moussa Ni Samou (Siékorolé) et de trois ressortissants de la République Populaire de Chine, interpellés par le Pôle économique et financier de Bamako suite à des plaintes.
Le préfet du cercle de Yanfolila, M. Sékou Kanta, le maire de la commune de Séré Moussa Ni Samou (Siékorolé), M. Daouda Sidibé alias Wassa, ont été, la semaine écoulée, placés sous mandat de dépôt par le Pôle économique et financier de Bamako. Selon les informations recueillies, l’affaire serait partie d’un différend foncier dans lequel les deux responsables seraient impliqués. Le dossier méconnu par le grand public a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux. « D’autres personnes sont impliquées, mais nous ne connaissons que le cas du maire Sidibé et du préfet Kanta », ont rapporté les sources locales. Selon d’autres informations, les deux responsables ont été interpellés le lundi 14 septembre 2026 avant d’être placés sous mandat de dépôt dans le cadre d’une procédure judiciaire portant sur des activités minières de la commune de Séré Moussa Ni Samou. Leur interpellation ferait suite à une plainte introduite par les avocats d’une société. Il s’agit de la Société des Mines d’Or de Komana (SMK). Cette dernière aurait reproché au préfet et au maire la remise d’une autorisation à une entreprise chinoise pour qu’elle mène des activités d’exploitation minière dans le village de Kona, situé sur une zone relevant de son permis minier. Face à la problématique, une procédure aurait été engagée suite à des plaintes provenant également des populations locales concernant les activités menées sur le site. Les avocats de la Société des Mines d’or de Komana auraient alors saisi la justice en dénonçant notamment la délivrance de documents administratifs relatifs à un site présenté comme appartenant au périmètre minier de Komana. Les deux responsables ont été alors entendus par le Pôle économique et financier avant leur placement sous mandat de dépôt. Trois (3) Chinois ont été également placés sous mandat, bien avant l’interpellation des deux responsables. Là-dessus, certains élus locaux joints par nos soins ont préféré le silence en évitant de se prononcer sur le dossier.
Diarra Mamadou
