Du 31 mars 2021(début de vaccination) au 9 août 2022, 31 237 cas testés positifs à la covid-19 ont été confirmés au Mali ; 30 414 cas de guérison, soit un taux de 97,36%, et 739 cas de décès, soit une létalité de 2,36%. Au total, 2 066 604 personnes ont été vaccinées, dont 1 505 994 personnes complètement immunisées. Alors que l’objectif est de vacciner 70% des populations maliennes d’ici fin décembre 2022, le taux de couverture est, de nos jours, estimé à 15,30%. D’où le lancement du 2ème passage de vaccination contre le virus pour l’accélération de l’atteinte de l’immunité collective
Tenue sur le terrain de football de Quinzambougou, en commune II de Bamako, la cérémonie du lancement de ce 2ème passage de la vaccination contre la covid-19 a été présidée par l’imam Oumarou Diarra, ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, Chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés. C’était en compagnie du président des Ordres professionnels du Mali, Abdrahamane Sall, en présence du représentant de l’OMS, M. Itama Christian, des femmes et jeunes leaders, des autorités coutumières, du maire de la commune II, Abba Niaré…. Pour Boua Simpara, chef du quartier de Quinzambougou, « c’est en mars 2020 que la covid-19 a fait son apparition au Mali ». De cette date à nos jours, des mesures préventives à la fois simples et efficaces ont été prises par le gouvernement. Chose qui, ajoute M. Simpara, a permis au Mali de ne pas connaitre de risques épidémiologiques majeurs grâce au professionnalisme des autorités. D’où son appel aux populations des treize quartiers de la commune II à une immunité collective. Abordant dans le même sens, le maire Abba Niaré dira que la cérémonie est d’une importante capitale, « puisqu’il s’agit de la santé de tous ».Il finit par inviter le public à la vaccination collective et atteste que le virus paralyse le monde entier depuis 2019. Selon le ministre délégué, le lancement de ce 2ème passage traduit l’engagement des plus hautes autorités à soutenir la lutte contre la covid-19 ce, en vue d’accélérer l’atteinte de l’immunité collective de 70% des populations d’ici fin décembre 2022.La covid-19 demeure, selon lui, l’une des urgences en terme de pertes des vies humaines, mais aussi en terme de pertes économiques et sociales. Le virus a été, dès le 11 mars 2019, déclaré comme maladie pandémique par l’Organisation mondiale de la santé. À la date du 9 août 2022, la covid-19 a fait un total cumulatif de 590 443 154 cas confirmés à travers le monde, faisant 6 439 059 décès, explique le ministre. Ainsi, avec 256 149 décès, l’Afrique a enregistré 12 275 354 cas confirmés, à la date du 9 août dernier, poursuit l’imam. Au Mali, la situation cumulée depuis le début du virus est de 31 237 cas confirmés ; 30 414 guéris avec un taux de guérison de 97,36%.Aussi, indique le ministre, le Mali a connu 739 cas de décès, soit un taux de létalité de 2,36%.Pour alors faire face à cette situation, une initiative mondiale de prévention via la vaccination a été, suivant le ministre, adoptée par les partenaires de l’initiative COVAX à travers les Etats-Unis, l’Allemagne…. « Le Mali a souscrit à cette initiative et a élaboré et mis à jour son plan national de vaccination avec comme objectif de vacciner 70% des personnes âgées de 12 ans et plus sur toute l’étendue du territoire, soit 9 477 250 personnes à travers 9 campagnes de masse d’ici fin décembre 2022 », rapporte le ministre. Précisant que 5 214 040 doses ont déjà été, pour l’immunité collective, mobilisées par l’initiative COVAX, Oumarou Diarra confie que l’accent sera particulièrement mis, au cours de ce 2ème passage de vaccination, sur l’immunisation des vaccinés qui souhaiteraient avoir la troisième dose. Invitant les acteurs à prendre des initiatives innovantes, le ministre termine par dire que la vaccination constitue, de nos jours, « un moyen sûr et efficace méritant d’être soutenu par une bonne communication ».
L’OMS et les Ordres professionnels s’engagent pour la réussite du 2ème passage
Représentée par M.Itama Christian, l’OMS énonce constater que le virus a toujours réussi à se métastaser dans le pays malgré l’effort du gouvernement malien et ses partenaires. Avec un objectif de couverture de 70%, la vaccination reste un grand défi dans la région de l’Afrique, indique l’intervenant. Dans la région Africaine, de nombreux pays ont de couvertures très basses. Les campagnes de vaccination sont des moyens les plus sûrs pour immuniser le maximum de personnes, d’après M. Christian. Puis de garantir : « L’OMS et ses partenaires techniques et financiers vont travailler auprès des autorités maliennes, pour que les cibles identifiées pour cette seconde campagne soient vaccinées le plutôt possible ».Chers populations, professionnels de santé, enseignants, éducateurs, chefs de famille et de quartiers, « faites vacciner les personnes âgées de 12 ans et plus pour cette seconde phase. Se vacciner, c’est se protéger et protéger les autres », pour M. Christian. De son côté, le président des Ordres professionnels du Mali, Abdrahamane Sall a estimé que les autorités n’ont jamais baissé la garde malgré la tendance baissière du covid. D’après lui, il n’est pas exagéré de dire que la relance économique du Mali, déjà victime des sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO, dépend de la préservation de la sécurité et du bon déroulement de la campagne de vaccination contre la covid-19.Ce dernier trouve que les résultats(15,30% au Mali) atteints sont en deçà des objectifs(70% des populations ) ciblés. Promettant qu’ils vont pleinement jouer leur rôle pour la réussite de la 2ème phase, M. Sall admet que la vaccination a réduit le risque des contractions et des transmissions du virus. A cette occasion, Mme Cissé Fatou Diabaté et Ousmane Sawadogo se sont vaccinés. Avec leur carte en mains, ils soutiennent avoir cru à l’existence de la maladie qu’ils doutaient. « Maintenant, nous nous sommes faits vacciner afin de nous protéger et protéger les autres », ont-ils relaté.
Mamadou Diarra
Ce reportage est publié avec le soutien de Journalistes pour les Droits humains (JDH) au Mali et Affaires Mondiales Canada
Source : LE PAYS
