Tenue le samedi 18 décembre 2021 dernier, la 5ème assemblée générale de l’Association pour le Développement du Cercle de Bandiagara (ADB). C’était à la maison des Jeunes de Bamako. Tous les trois bureaux ont été renouvelés (le bureau central, le bureau des femmes et celui des jeunes ont été renouvelé). Le Président sortant du bureau central M. Amadou KASSAMBARA à été reconduit pour un mandat de trois ans, celui des jeunes, Seydou Boukary YALCOUYÉ, président sortant aussi et le bureau des femmes est désormais dirigé par Madame NAPARÉ Magnini DIARRA.
Dans son allocution, le Président Amadou KASSAMBARA a mis l’accent sur les difficultés qui ont engendré des conséquences négatives sur le fonctionnement du bureau durant sa mandature. Malgré tout, l’ADB a pu mener quelques activités, à savoir: l’ouverture d’un compte bancaire à la BNDA, la confection et le placement de cartes de membres, l’élaboration d’un programme de travail, la mise en place d’une commission de crise présidée par le Ministre Ousmane Sy, les missions de terrain dans le cadre de la gestion de la crise dans le cercle de Bandiagara, de nombreuses rencontres et réunions avec la MINUSMA, des concertations avec des partenaires nationaux et internationaux, la gestion des litiges fonciers à Ningari et Dempary, les appuis et dons en faveur des communes et des déplacés internes du cercle et entre autres.
Au titre des réalisations selon le président Kassambara, à travers la requête intitulée « Cadre de programmation des activités d’appui au développement des communes du cercle de Bandiagara », une cinquantaine de projets ont été réalisés dans les 21 communes du cercle, dont de forages, d’adductions d’eau et de construction de petits barrages.
Par ailleurs, dira-t-il que l’insécurité persistante a malheureusement mis en parenthèse le processus de négociation avec la GIZ, partenaire pour le financement desdits projets.
Ensuite, il a souligné que «la tenue de concertations et de dialogue communautaire dans le cadre de la recherche de la paix s’est imposée comme activité phare du bureau ». Et cela grâce à l’appui de la primature qui a permis aux associations de développement des cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro d’effectuer des missions de sensibilisation sur le terrain. Quant à la mission de Bandiagara, qui a vu la participation de M. Seydou Nantoumé, qui s’est rendue dans tous les arrondissements du cercle. Et ladite mission fut sanctionnée par une trentaine de recommandations formulées à l’endroit de l’Etat malien, dans la perspective d’une sortie heureuse de crise. Mais, jusqu’ à ce jour, aucune de ces recommandations n’a été mise en œuvre par les pouvoirs publics, malgré nos multiples interpellations, regrette-il.
Parlant toujours de la crise sécuritaire au centre du Mali, le président Amadou dira que plusieurs activités liées au règlement de la crise, ont occupé le programme de travail du bureau, qui avait pour but de dissiper les nuages de peur. Mais, les assassinats et attaques sont venus assombrir le climat de quiétude qui prévalait dans nos villes et campagnes. Et ces nuages planent toujours et encore au-dessus de nos têtes, car les populations sont quotidiennement confrontées aux multiples scènes de barbarie, dans une atmosphère d’indignation, d’affliction, et d’amertume. Les crimes odieux d’un autre monde et d’un autre genre auxquels nous sommes soumis, heurtent toute conscience humaine et mettent à nue notre impuissance face à un défi de premier plan pour tout notre pays.
« Pourquoi toute cette barbarie ? » s’interroge-t-il. La réponse dira-il est certainement du côté des ennemis du Mali. Cependant, les auteurs des crimes et leurs complices, devront impérativement mettre fin à leurs forfaitures, en faisant cesser la spirale de violences, violences maintes fois condamnées par tous les maliens.
Ainsi, il cita la liste sombre des attaques meurtrières menées dans les villages de Tégourou, Diombolo, Bougou, Ogossagou, Sobanda, Bondou, Parou, Goundaka, Wo, Songobia, Bandiougou, Kema, Tintan, Dogani, Dourou, et Tilé. «Le dernier forfait perpétré en novembre dernier en pleine ville à Bandiagara, en face de la résidence du Gouverneur nouvellement installé, occasionnant quatre pertes en vies humaines, et beaucoup de pertes matérielles, et aussi l’attaque inhumaine avec des dizaines de morts, menée sur un minibus à Songho, est une parfaite illustration de l’arrogance et de la défiance des terroristes et bandits armés à l’encontre de l’Etat malien qui du reste continue d’adopter une attitude de passivité », s’indigne-t-il.
L’ADB continuera à condamner avec la dernière vigueur, les actes cyniques et ignobles perpétrés par les terroristes et bandits de tout acabit. Il appelle le gouvernement de prendre toutes ses responsabilités face à l’histoire en vue de mettre un terme à l’insécurité qui n’a que trop duré.
Avant la démission du bureau sortant, le Secrétaire Général Monsieur Abdoulaye YALCOUYÉ dit Allaye » Gondiô »; Sagou TEMBELY, le financier, ont présenté leurs bilan financier et le rapport générale.
Tous les trois bureaux ont été renouvelés (le bureau central, le bureau des femmes et celui des jeunes ont été renouvelé). Le Président sortant du bureau central Amadou KASSAMBARA à été reconduit pour un mandat de trois ans, celui des jeunes, Seydou Boukary YALCOUYÉ, président sortant aussi et le bureau des femmes est désormais dirigé par Madame NAPARÉ Magnini DIARRA.
Juste après son réélection, le président Amadou Kassambara dira que son souhait est de faire de l’ADB une association au rang des associations les plus dynamiques et les plus prospères de notre pays, et ce avec le concours et l’aide de tous les ressortissants de Bandiagara.
Et puis, « les attentes du cercle de Bandiagara sont multiples et variés. A cause des conditions climatiques de plus en plus difficiles, de la crise sécuritaire récurrente, les populations du cercle dans leur majorité sont aujourd’hui confrontées à la faim et à la malnutrition. Elles ont soif ou ne disposent pas d’eau potable, elles manquent d’électricité et de soins de santé adéquats, d’écoles et de structures de formation dignes de ce nom, elles souffrent de l’inexistence des routes, bref, elles manquent presque de tout » dira en substance.
Cette situation a affecté tous les pans de l’économie du cercle, avec comme conséquence l’effritement des revenus générés par le tourisme, l’élevage, l’agriculture et l’artisanat. Face à ces énormes défis, le président Amadou Kassambara interpelle toutes les filles et tous les fils du cercle notamment ceux de la diaspora. «Car la première aide viendra de nous-mêmes » précisé-t-il.
Enfin, l’ADB demande vivement « l’opérationnalisation de la région de Bandiagara. Le mutisme du gouvernement a suscité auprès des populations un sentiment de frustration. La nomination du gouverneur n’est pas une fin en soi. Nous voulons plus d’actes et de volonté pour notre région » a-t-il conclu.
Seyni T. Kassambara
