La décision d’interdiction des éleveurs mauritaniens a été prises le 3 septembre 2025. Pour des raisons de sécurité, les animaux mauritaniens et leurs bergers n’ont plus droit de cité dans les régions de Nioro, de Nara et de Kayes.
Le Mali dispose de millions d’hectares riche en pâturage. Les régions limitrophes de la Mauritanie sont indispensables à l’élevage mauritanien.
La transhumance entre la Mauritanie et le Mali est un mouvement saisonnier ancestral d’éleveurs et de leurs troupeaux pour trouver des pâturages, particulièrement touché par les conflits armés, les déplacements forcés et la rareté des ressources. Pour atténuer ces tensions, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a mis en place un système d’alerte précoce et de suivi des mouvements, en partenariat avec des groupements pastoraux, afin de prévenir les conflits agro-pastoraux et d’informer les autorités.
La transhumance est une tradition importante en Afrique de l’Ouest, impliquant des déplacements réguliers des troupeaux en fonction des saisons. Des milliers de troupeaux et d’éleveurs se déplacent entre le Mali et la Mauritanie pour accéder à des ressources fourragères plus riches.
Les mouvements de populations, y compris les éleveurs, ont contraint des milliers de personnes à fuir.
La raréfaction des pâturages et des points d’eau, aggravée par des facteurs climatiques, alimente les conflits entre éleveurs et agriculteurs.
S. Diarra
