Le Centre international de conférences de Bamako est devenu jeudi 2 juillet 2026 le rendez-vous africain des spécialistes du cerveau et du système nerveux. L’ouverture du Congrès conjoint des neurosciences a rassemblé au CICB des neurologues, neurochirurgiens, psychiatres, chercheurs et experts venus du Mali, du continent africain et d’autres horizons, pour trois jours d’échanges scientifiques de haut niveau sur les avancées et les défis liés aux maladies neurologiques.
La cérémonie officielle a été présidée par la ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-Major Assa Badiallo Touré, qui a salué l’engagement des professionnels du secteur et réaffirmé la volonté des autorités maliennes de renforcer les capacités nationales en matière de recherche médicale, de formation spécialisée et d’innovation, dans la perspective d’un système de santé plus performant et plus souverain.
La première journée avait déjà été scientifiquement dense bien avant la cérémonie officielle. Plusieurs communications ont porté sur des pathologies majeures : les affections rachidiennes dégénératives, les maladies neuromusculaires, les traumatismes crânio-encéphaliques et les tumeurs du système nerveux. Autant de sujets qui traduisent l’étendue des défis auxquels font face les spécialistes maliens et africains dans leur pratique quotidienne, souvent dans des contextes de ressources limitées.
L’intelligence artificielle s’est imposée comme l’un des fils conducteurs de cette première journée. Une conférence inaugurale animée par le Dr Ousmane Ly a ouvert des perspectives concrètes sur l’apport des technologies numériques dans le diagnostic, la recherche et la prise en charge des affections neurologiques. Des présentations complémentaires ont mis en lumière les avancées de la neurochirurgie mini-invasive, une discipline en plein essor qui réduit considérablement les risques opératoires et les délais de récupération pour les patients.
Au-delà des échanges scientifiques, ce congrès représente pour le Mali une opportunité de valoriser son expertise médicale nationale et de consolider sa place dans les réseaux de coopération scientifique internationale. L’organisation d’un tel événement à Bamako témoigne de la dynamique engagée par les autorités sanitaires pour faire de la capitale malienne un pôle de référence en matière de recherche et d’innovation médicale en Afrique de l’Ouest.
Kémoko Diabaté
