Conformément à leur vision, les responsables de la Coalition Nationale-Campagne internationale Pour l’Eau Potable, l’Hygiène et l’Assainissement (CN-CIEPA/Wash), en collaboration avec l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS) ont animé, mercredi 20 août dernier à leur siège, une conférence de presse. Objectif : plaidoyer pour l’adoption de la Politique Nationale de l’Eau (PNE), la Politique Nationale de l’Assainissement (PNA) ainsi du projet de code de l’Eau au Mali par le gouvernement de la transition. C’était sous l’égide de M. Dounantié Dao, président de la CN-CIEPA qui était accompagné de M. Boureima Tabalaba, Directeur exécutif de la CN-CIEPA et de Mme Maïga Fanta Diarra de l’ONG AMAPROS.
Déterminés pour l’adoption de ces différents documents depuis des années, ces responsables et leurs partenaires multiplient leurs démarches. En la matière, ils ont rencontré, dans la matinée du 20 août dernier, les membres du Conseil national de transition (CNT). A cette séance de plaidoyer se sont ajoutées leurs rencontres avec les hommes de médias et le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga. A cette occasion, M. Boureima Tabalaba a souligné que l’objectif de cette activité consistait à contribuer à assurer l’adoption définitive par le gouvernement de la PNE, de la PNA et du projet de code de l’Eau au Mali. Ce code en vigueur contient des insuffisances et lacunes qui méritent d’être prises en compte. Les conférenciers ont mis l’accent sur la relecture dudit code qui doit, de nos jours, être simplement adopté par le gouvernement. De par les plaidoyers en cours, il s’agit, pour les conférenciers, d’amener les organes de presse à s’engager davantage dans la production et la publication d’articles de presse favorables à l’adoption définitive par le gouvernement de la PNE, PNA et du code de l’eau du Mali, d’amener l’opinion publique et les plus hautes autorités à être plus alertes sur l’impact de l’absence de politique eau et assainissement plus adéquate sur la mobilisation de fonds, la promotion des droits humains et le bien être des maliens. Pour M. Tabalaba, ces plaidoiries visent à attirer l’attention des organes de presse sur l’urgence de l’adoption desdits documents par le gouvernement d’ici fin 2025.
L’accès à l’eau, un droit fondamental
Et le conférencier de rappeler que le droit d’accès à l’eau et à l’assainissement est un droit humain fondamental. Ce droit reste primordial pour la santé publique de disposer d’une eau salubre, que ce soit pour la boisson, pour un usage domestique et pour la production alimentaire. Ainsi, ont expliqué les conférenciers, l’amélioration de l’approvisionnement en eau et des services d’assainissement et une meilleure gestion des ressources en eau peuvent stimuler la croissance économique, contribuer à la réduction de la pauvreté et favoriser le développement humain durable. Pour sa part, le président de la CN-CIEPA a tenu à soutenir qu’en 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit de l’homme. De ce fait, a estimé M. Dao, chaque individu a droit à un accès suffisant, continu, sûr, acceptable et abordable à de l’eau pour son usage personnel et domestique. A ses dires, le Mali s’est engagé à « l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement » d’ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable (ODD) et à la vision 2063 du Mali sur l’accès à l’eau. Un engagement qui, dira-t-il, s’inscrit aussi en droite ligne avec la charte africaine de l’eau et les différentes conventions signées et ratifiées par le pays.
Un processus requérant l’implication de tous
Pour assurer l’accès de tous les Maliens aux services sociaux de base notamment l’Eau et l’Assainissement, les conférenciers estiment être important d’adopter le projet de code en eau par le gouvernement, ainsi que la PNE et la PNA, prenant en compte les principes de gouvernance et de transparence dans les plans de développement économique, social et culturel des collectivités territoriales. Pour ce faire, l’implication active des organisations de la société civile s’avère nécessaire. D’où la poursuite de ces actions de plaidoyer afin que les politiques et programmes nationaux y afférents soient pris afin de traduire, dans les faits, cette volonté politique et concrétiser ce droit fondamental à l’eau. C’est dans ce contexte, que la CN-CIEPA et l’AMAPROS avec l’appui financier de DIAKONIA poursuivent ainsi ce processus de plaidoyer pour la promotion de la gouvernance en matière d’accès aux services d’eau potable.
Mamadou Diarra
