Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a échangé ce jeudi 21 août avec M. Ndour Niokhor, secrétaire général de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La rencontre a porté sur l’état d’avancement du programme de Développement, Résilience et Valorisation de l’Eau en Afrique de l’Ouest (DREVE/OMVS), un projet d’envergure régionale en cours de maturation.
M. Ndour conduisait une délégation composée de Fawzi Bedredine, chargé du suivi du projet, et de Papa Demba Cissokho, responsable de la communication du Haut-Commissariat de l’OMVS. L’objectif était de présenter les conclusions des travaux préparatoires et de préciser les prochaines étapes dans la mobilisation du financement auprès de la Banque mondiale.
Le secrétaire général de l’OMVS a indiqué que l’identification et la validation des activités prévues ont déjà été réalisées par les experts des quatre pays membres : le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée. Les requêtes de financement sont en cours de finalisation. Selon le calendrier communiqué, l’évaluation du projet par la Banque mondiale est attendue pour octobre, suivie des négociations avec les États membres en novembre, avant une présentation au Conseil d’administration de l’institution en décembre 2025.
Le programme DREVE/OMVS comprend plusieurs volets majeurs, parmi lesquels la protection des ressources en eau, la navigation, l’irrigation et l’approvisionnement en eau potable dans les zones à forte demande. Il s’agit d’un projet structurant qui vise à renforcer la résilience des populations et à valoriser durablement les ressources hydriques partagées.
Le ministre Boubacar Mao Diané a souligné l’importance stratégique de ce programme pour le Mali. Il a particulièrement insisté sur les volets relatifs à la navigation et à l’irrigation, deux secteurs jugés essentiels pour l’économie nationale et la sécurité alimentaire. Le ministre a aussi mis en avant le rôle déterminant de l’OMVS dans l’intégration sous-régionale et a invité les acteurs impliqués à redoubler d’efforts pour concrétiser rapidement ce projet, auquel les plus hautes autorités du pays accordent une attention particulière.
L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, créée en 1972 à Nouakchott par le Mali, le Sénégal et la Mauritanie, a accueilli la Guinée en 2005. Depuis plus de cinq décennies, elle constitue un modèle de coopération régionale avec des réalisations dans les domaines de l’énergie, de l’irrigation et de la navigation.
Avec le lancement attendu du DREVE/OMVS, les quatre pays membres entendent franchir une nouvelle étape dans la gestion commune du fleuve Sénégal, en transformant ce patrimoine naturel en moteur de développement durable pour toute la sous-région.
Ibrahim Kalifa Djitteye
