La capitale malienne, Bamako, a accueilli du 15 au 18 décembre 2025 la réunion préparatoire de la session confédérale du Conseil des Ministres de la Confédération des États du Sahel (AES). Cet événement, qui a rassemblé les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, s’inscrit dans la continuité du processus de construction institutionnelle engagé depuis la création de la Confédération en juillet 2024.
Les travaux ont été marqués par une atmosphère de fraternité et de solidarité, traduisant la volonté des trois États de consolider un projet politique commun, fondé sur la souveraineté, la sécurité et le développement endogène.
Dans son allocution, le chef de la délégation du Burkina Faso, l’ambassadeur Herman TOE, Secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères a exprimé une profonde gratitude au gouvernement et au peuple du Mali pour l’accueil chaleureux et fraternel réservé aux participants. Il a insisté sur la portée politique de cette rencontre, qualifiée d’acte fort, qui traduit la détermination des États membres à bâtir ensemble un espace confédéral crédible et respecté. Le discours a également mis en lumière le rôle central des trois Chefs d’État qui portent aujourd’hui la Confédération : le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition du Mali et Président en exercice de l’AES ; le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso ; et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président du Niger. Leur leadership « visionnaire » et « courageux » est présenté comme la boussole stratégique de l’organisation, guidant les peuples du Sahel vers la reconquête de leur souveraineté et la sécurisation de leurs territoires.
Depuis la première session historique du Collège des Chefs d’État, tenue le 6 juillet 2024 et consacrée à la création de la Confédération, l’architecture institutionnelle s’est progressivement renforcée. La feuille de route impulsée par le Président Assimi GOÏTA a permis des avancées notables dans les domaines prioritaires tels que la Défense et la Sécurité, la Diplomatie souveraine et le Développement intégré. Chaque étape franchie consolide les acquis, renforce la crédibilité de l’organisation et accroît son ancrage régional et international, en parfaite cohérence avec les principes de dignité, d’indépendance et de solidarité africaine. Le chef de la délégation burkinabè a salué la clairvoyance et la constance de la vision portée par le Président de la Confédération, qui a structuré les dix-huit premiers mois de vie confédérale.
Les travaux de Bamako sont perçus comme une étape cruciale. Les délégations portent la responsabilité de répondre aux attentes des peuples du Sahel, qui placent en elles une espérance forte. Le représentant du Burkina Faso a insisté sur l’importance de maintenir l’esprit de fraternité, de transparence et de loyauté qui caractérise les échanges depuis la création de l’AES. Il a réaffirmé la disponibilité de son pays à contribuer activement au succès des travaux, dans un esprit de fraternité agissante et avec le sens élevé de l’unité confédérale.
Le message s’est conclu par un appel à l’unité. Selon le chef de la délégation TOE, c’est unis que les États du Sahel construiront une Confédération forte, respectée, crédible et tournée vers l’avenir. C’est unis qu’ils transformeront l’espérance en résultats tangibles pour leurs peuples. En formulant le vœu que les journées de travail soient fécondes et décisives, la délégation du Burkina Faso a réaffirmé son engagement à faire de l’AES un instrument de souveraineté et de dignité pour les populations du Sahel.
La rencontre de Bamako illustre ainsi la volonté des trois pays de poursuivre la dynamique enclenchée depuis dix-huit mois et de renforcer les bases d’une organisation régionale qui se veut porteuse d’espoir et de résilience. Elle marque une étape supplémentaire dans la construction d’une Confédération qui entend s’affirmer sur la scène africaine et internationale comme un acteur crédible, capable de défendre ses intérêts et de promouvoir un développement endogène. Le discours du Burkina Faso, empreint de fraternité et de détermination, traduit la conviction que l’unité est la clé pour relever les défis sécuritaires, politiques et économiques auxquels le Sahel est confronté.
Ibrahim Kalifa Djitteye
