La révolution en cours au Sahel n’est pas que politique, elle est aussi civique et citoyenne. C’est pourquoi, aux côtés des actions politiques et diplomatiques, les plus hautes autorités des trois pays de l’AES ont également mobilisé la jeunesse pour un changement civique et citoyen. Le 20 août 2025 a consacré les 2 ans de la brigade citoyenne au Mali. Un anniversaire plein de sens auquel a pris part le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAGO. Avec son hôte, le général de Division Abdoulaye MAIGA a visité les différents chantiers de la brigade citoyenne à Bamako, la main-d’œuvre qui traduit en actes concrets la volonté souverainiste des pères fondateurs de l’AES.
20 Août 2023 – 20 août 2025, la brigade citoyenne du Mali a 2 ans. Pour célébrer cette mobilisation du peuple derrière la dynamique souverainiste des plus hautes autorités de l’AES, le Premier ministre burkinabé Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAGO, à la tête d’une forte délégation était aux côtés de son homologue, le général de Division Abdoulaye MAIGA à Bamako. « Au-delàs de la brigade citoyenne, nous sentons, une mobilisation d’ensemble des citoyens qui ont pris conscience du fait que leur propre sursaut peut apporter des solutions à des problèmes », s’est réjoui le chef du gouvernement burkinabé à la suite de sa visite de terrain.
Rimtalba Jean Emmanuel a surtout salué le caractère pédagogique de cette initiative confédérale qui enseigne que « l’époque où il fallait s’asseoir et tout attendre des partenaires est révolue ».
Pour rappel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger conjointement frappés par une crise multidimensionnelle sur fond de terrorisme et de la criminalité transnationale ont composé un ensemble compact (confédération AES) pour relever les nombreux défis en face. L’implication des jeunes dans ce combat témoigne du grand intérêt qu’accordent les pères fondateurs de l’AES à leur jeunesse, espoir de toute nation.
Pour le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, la dynamique qui unit les trois pays de l’AES est le cadre propice, sinon, la seule voie vers la stabilisation, la paix durable et la prospérité partagée.
C’est pourquoi, en marge de cette rencontre à Bamako, les deux chefs du gouvernement malien et burkinabé ont eu également une séance de travail sur des sujets d’intérêt commun tels que : la diplomatie, la défense et la sécurité, l’économie, la situation régionale et internationale dans un contexte de bouleversement géoponique. « Nous avons eu l’opportunité, au-delà de la date anniversaire de la brigade citoyenne de pouvoir nous retrouver pour échanger sur des sujets d’intérêt du moment, faire un tour d’horizon des grands défis, mais également nous remotiver pour continuer le combat », a indiqué le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAGO soulignant le contexte spécifique actuel « d’adversité » qui impose l’engagement et la détermination.
Issa Djiguiba
