Les faits rapportés par les experts russes, corroborés par des analyses géopolitiques et les accusations officielles du Mali et du Niger, dessinent une réalité préoccupante : l’Algérie et la Mauritanie apparaissent de plus en plus comme des parrains directs du terrorisme au Sahel.
Cette stratégie de duplicité risque de leur coûter cher. Car dans un Sahel en pleine recomposition politique et sécuritaire, où de nouveaux partenariats émergent, notamment avec la Russie, les peuples et gouvernements de la région n’acceptent plus les ingérences ni les manipulations. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), pourraient bien isoler diplomatiquement Alger et Nouakchott s’ils persistent dans ce rôle ambigu.
Au-delà des accusations, une certitude demeure : la lutte contre le terrorisme au Sahel ne peut réussir tant que certains États frontaliers continuent d’entretenir des complicités avec les ennemis de la paix. Le Mali, qui a payé un lourd tribut en vies humaines et en destruction, attend de ses voisins non pas des manœuvres sournoises, mais une solidarité sincère et constructive.
(Correspondance particulière)
