Une vaste opération de trois jours a permis, le 12 décembre, la saisie et la destruction de 24 dragues et accessoires à Yanfolila, dans la région de Bougouni. Ladite opération a eu lieu sous l’autorisation du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.
Sous le commandement du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, une mission commando s’est tenue sur le fleuve Sankarani, dans la commune rurale de ‘’Sérémoussa Ani Samou’’, dans le cercle de Yanfolila. Le bilan de ladite opération fait état de 24 dragues et accessoires saisis et détruits. L’initiative visait à lutter contre le dragage sous toutes ses formes en traquant et incinérant les dragues interceptées au cours des différentes opérations. « Avant, quand nous saisissons les matériels, nous les mettons à la disposition de la justice. Les contrevenants étaient aussi mis à la disposition de la justice », a expliqué M. Berthé, chef d’antenne du fleuve Niger. Et d’ajouter, « actuellement, nous avons reçu les instructions fermes du gouvernement. Chaque fois que nous saisissons des dragues, elles seront incinérées ou brûlées. Ces machines polluent le fleuve et perturbent la fluidité des eaux du fleuve », a informé le responsable. De son côté, M. Jidou Ag Alassane, chargé du contrôle de la Pollution et Nuisance à la Direction nationale de l’Assainissement, a indiqué que « la mission a été un très grand succès, parce qu’on a récolté beaucoup de dragues ». Selon les informations recueillies, ladite opération s’est déroulée trois jours durant au sein des différentes zones qui avaient été soigneusement ciblées par les agents. « La question de dragage a été quand même interdite par l’article 62 du code minier, qui dit que l’extraction de toute substance dans les cours d’eau est interdite », a déclaré Souleymane Coulibaly, préfet du cercle de Yanfolila. Poursuivant son intervention, il a tenu à indiquer que l’orpaillage par le dragage reste également interdit par les textes. « Le dragage fait autant d’ennuis que ça ne sert. Nous savons aussi qu’il y a des sponsors. Nous leur disons que nous allons appliquer les instructions des autorités jusqu’au bout », a souligné le préfet.
Mamadou Diarra
