Crimes conjugaux à Bamako : La nécessité de renforcer l’enquête de moralité autour des futurs époux

Depuis quelques années, le crime conjugal est devenu un phénomène inquiétant au Mali. Rien que le week-end du 17 juillet 2022, deux nouveaux  assassinats de femmes planent encore le doute de crimes conjugaux, qui viendront élargir cette liste déjà longue. 

Le mariage est la chose la plus enviée par toutes les filles ayant franchi l’âge de la maturité. Mais se marier et rendre juste après l’âme et de surcroit par la main qui est censée te protéger toute la vie est un cauchemar que personne ne souhaite vivre. Portant, c’est ce que nous sommes en train de vivre au Mali depuis quelques années et de la façon la plus atroce. Ainsi, Tenin a été tuée avec  une balle dans la tête en 2018, Kamissa également avec une balle dans la tête en 2019, Mariam avec  27 coups de couteau, Bamakan suite à un coup de pilon, Awa pratiquement éviscérée et les plus récents crimes sont ceux de Fatoumata Bouaré, dite Tata  en état de grossesse,  et de Aminata Yattassaye, tous courant juillet 2022. Des crimes de trop qui laissent planer des interrogations sur la vie conjugale et les causes qui conduisent à de telles situations. Pour beaucoup de jeunes filles que nous avons contactées, notamment Adeline, Aminata et Aïchata, cette situation augmente la peur chez les filles qui veulent  le mariage.

C’est pourquoi elle  interpelle, non seulement les filles qui sont les principales concernées, mais  aussi les parents. Ces derniers doivent renforcer l’enquête de moralité sur les futurs maris de leurs enfants, car  le mariage est certes  bon, mais c’est encore bon d’avoir ses enfants vivants à ses côtés.

Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

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