Bamako abrite, depuis hier, 15 janvier 2025, un atelier de haut niveau de pérennisation du Développement Conduit par les Communautés (DCC) au Mali. Il regroupe l’ensemble des acteurs de développement, notamment : l’État, les communautés, les partenaires techniques et financiers et les ONG. L’objectif : avoir une vision commune des acteurs, situer le rôle et les responsabilités de chacun d’eux, formaliser l’architecture gouvernementale, proposer les mécanismes de financement, et, planifier le déploiement du DCC.
Il est attendu à la fin des deux jours des travaux, des recommandations concrètes nécessaires pour l’élaboration ou la révision des textes.
Les participants vont : faire le bilan de la mise en œuvre du DCC dans les régions ciblées ; présenter les innovations majeures, notamment, les outils de digitalisation, la plateforme web du DCC, les applications mobiles de suivi et évaluation et la traçabilité budgétaire ; identifier les défis rencontrés, les leçons tirées et les bonnes pratiques ; explorer les voies de financement pérennes à travers les projets soutenus par les partenaires, etc.
Conformément aux objectifs fixés dans le cadre des projets PCRS et Malidenko, le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale demeure convaincu que « le développement par les communautés pour les communautés, un chemin pour la paix ». Mieux, il fait de cette approche son cheval de bataille pour la reconstruction de la confiance, de la paix et de la gouvernance participative surtout dans les zones affectées par la crise au Mali.
Pour le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, la pérennisation du Développement Conduit par les Communautés (DCC) n’est pas seulement une affaire du ministère de la réconciliation. Elle implique, selon lui, une mobilisation intersectorielle et interministérielle forte. Une occasion pour lui de saluer les appuis techniques et financiers des partenaires, notamment la Banque mondiale.
Issa Djiguiba
