La confrérie des chasseurs traditionnels du Mali, communément appelée Donzo, a lancé jeudi un appel solennel aux autorités de la Transition pour une plus grande implication des chasseurs dans les questions de sécurité nationale, aux côtés des Forces armées maliennes (FAMa).
S’exprimant lors d’une rencontre organisée à Bamako, le porte-parole des Donzo et président d’honneur de la confrérie des chasseurs du Mali a estimé que les événements sécuritaires récents, notamment les attaques du 25 avril dernier, avaient profondément marqué les chasseurs traditionnels.
« Ce que le Mali a vécu le 25 dernier, les Donzo en ont pris conscience. C’est pratiquement une humiliation », a-t-il déclaré, soulignant que cette situation impose, selon lui, une mobilisation générale des forces vives du pays.
Le responsable des Donzo a indiqué avoir initié cette rencontre afin d’interpeller les autorités maliennes sur la nécessité d’associer davantage les chasseurs traditionnels aux dispositifs sécuritaires nationaux. Selon lui, les Donzo doivent désormais être « au-devant de tout ce qui concerne la sécurité », en appui aux forces de défense et de sécurité.
Il a rappelé que la défense de la patrie constitue un devoir pour chaque citoyen malien, évoquant les valeurs patriotiques contenues dans l’hymne national. « C’est un devoir impérieux aujourd’hui pour les Donzo de monter en créneau et de monter sur le terrain pour défendre la patrie », a-t-il affirmé.
Au cours de cette déclaration, le président d’honneur de la confrérie des chasseurs a également mis en avant le rôle historique joué par les Donzo dans certaines crises sous-régionales, évoquant notamment leur contribution passée dans un pays voisin.
Estimant que la confrérie n’a pas encore été suffisamment valorisée, il a plaidé pour une meilleure prise en compte des chasseurs traditionnels dans les stratégies nationales de sécurité.
Les responsables des Donzo ont annoncé leur intention de rencontrer les familles fondatrices de Bamako avant de solliciter une audience avec le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, afin de lui transmettre leurs préoccupations et propositions en matière de sécurisation du territoire national.
Kémoko Diabaté
