Dans un communiqué rendu public le 6 mai 2026, la Commission Nationale des Droits de l’Homme exprime sa vive préoccupation face à la multiplication des allégations d’enlèvements, de disparitions forcées et de discours de haine, notamment sur les réseaux sociaux. L’institution appelle l’État et les populations à agir pour préserver les droits fondamentaux et la cohésion sociale.
En effet, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a dénoncé, dans son communiqué, plusieurs atteintes présumées aux droits civils et politiques enregistrées récemment au Mali. L’institution dit suivre avec inquiétude des cas d’enlèvements, de disparitions forcées ainsi que la recrudescence de discours de haine et d’appels à la violence diffusés, entre autres, sur les réseaux sociaux.
S’appuyant sur la Constitution du 22 juillet 2023 ainsi que sur plusieurs instruments juridiques internationaux et africains relatifs aux droits humains, la CNDH condamne fermement « tout acte d’enlèvement, de disparitions forcées, d’arrestations et de détentions arbitraires ».
L’institution condamne également « tout acte d’appel à la violence, à la haine et à la vindicte populaire », particulièrement dans l’espace numérique où les contenus haineux connaissent une forte propagation.
A travers son communiqué, la CNDH rappelle à l’État sa responsabilité première en matière de protection des populations et de garantie des libertés fondamentales. Elle invite également les citoyens à faire preuve de retenue dans leurs prises de parole publiques et sur les réseaux sociaux, en s’abstenant de diffuser des messages incitant à la haine ou à la violence.
Pour la Commission, la protection des droits humains demeure une responsabilité collective. « Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits », souligne-t-elle, appelant ainsi à une mobilisation de tous pour le respect des libertés et de la dignité humaine.
Rappelons qu’après les événements qui se sont déroulés le 25 avril 2026, dans plusieurs localités du Mali, les réseaux sociaux sont enflammés par des discours de haine et d’incitation à la violence. Raison pour laquelle la CNDH étant une institution de la protection des droits de l’homme au Mali, prends le devant pour rappeler à la population l’importance du respect des libertés fondamentales, de la dignité humaine et du vivre-ensemble.
Tioumbè Adeline Tolofoudié
