Le défilé stratégique sort de sa paralysie. Suite à l’accord de trêve conclu entre Téhéran et Washington, les premiers navires de commerce ont franchi le détroit d’Ormuz mercredi matin, marquant un premier pas vers la désescalade.
Une réouverture sous haute surveillance
Le signal est venu de la haute mer. Selon les données de suivi de MarineTraffic, deux navires ont inauguré ce corridor maritime de nouveau accessible. Il s’agit de Daytona Beach, le battant pavillon libérien, qui a été le premier à s’élancer à 06h59 UTC, juste après son départ du port iranien de Bandar Abbas. Ainsi que le NJ Earth de propriété grecque ayant suivi quelques heures plus tard, validant son passage à 08h44 UTC.
Cette reprise du trafic s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu de deux semaines conclu dans la nuit de mardi à mercredi entre les États-Unis et l’Iran.
Le cadre reste cependant strict. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé sur les réseaux sociaux que chaque mouvement dans le détroit s’effectue désormais « en coordination avec les forces armées iraniennes ».
Si ces premières traversées apportent un souffle d’oxygène au commerce mondial, elles restent suspendues à la fragilité de cette trêve de quatorze jours. Pour les armateurs, le soulagement est réel, mais la vigilance reste de mise face à un équilibre diplomatique encore précaire.
Bagna MAÏGA/KD, avec AFP
