Un document circule. Il porte l’en-tête du ministère de l’Économie et des Finances. Il annonce des mesures fiscales lourdes : hausse de la taxe sur la consommation, contribution obligatoire sur les salaires, autres prélèvements. Il est faux.
Ce mardi 17 juin 2026, le MEF a pris la parole pour couper court à toute ambiguïté. Ce prétendu communiqué daté du 16 juin 2026, qui se propage activement sur WhatsApp et d’autres plateformes numériques, n’émane pas de ses services. Il a été fabriqué dans le seul but de désinformer.
Un procédé rodé, un impact réel
Ce type de manipulation n’est pas nouveau. Un document officiel en apparence, un contenu alarmant, une diffusion virale sur les messageries instantanées. La recette est connue. Ses effets, eux, sont bien réels : inquiétude des ménages, défiance vis-à-vis des institutions, confusion dans l’opinion publique.
En l’occurrence, les mesures annoncées dans ce faux communiqué — augmentation de la taxe sur la consommation et instauration d’une contribution obligatoire sur les salaires — auraient touché directement le portefeuille des citoyens. De quoi alimenter rapidement les craintes et favoriser une propagation rapide du document.
Ce que dit la loi
Le ministère le rappelle avec clarté : aucune mesure fiscale ou parafiscale ne peut être instaurée sans suivre des procédures légales et réglementaires précises. Toute décision de cette nature fait l’objet d’une communication officielle, diffusée uniquement à travers les canaux institutionnels habilités. Un communiqué qui circule uniquement sur WhatsApp, sans publication sur le site officiel du gouvernement ni annonce par les médias d’État, doit donc immédiatement susciter la méfiance.
La vigilance, affaire de tous
Face à cette tentative de manipulation, le MEF appelle chaque citoyen à adopter un réflexe simple : avant de partager une information économique ou fiscale, vérifier sa source. Les canaux officiels du gouvernement malien restent la seule référence fiable en la matière.
Dans un environnement numérique où la désinformation circule à grande vitesse, ce réflexe de vérification n’est pas seulement une bonne habitude. C’est une responsabilité civique.
Kémoko Diabaté
