Le Festival International de Documentaire Africain de Bamako (FIDAB) s’est tenu du 16 au 18 janvier 2026 au Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM) et au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ. Placé sous le haut parrainage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté par le chef de cabinet Salia Male et le chargé de mission Amadou Diabaté, l’événement a offert projections, débats, ateliers et rencontres. Trois jours intenses ont permis de découvrir douze films en compétition, révélant de nouveaux talents et renforçant la coopération culturelle africaine.
Le FIDAB s’impose comme un rendez-vous culturel incontournable, consacré à la promotion du documentaire africain. Né d’une conviction profonde, il considère le documentaire comme le miroir le plus fidèle des réalités africaines contemporaines. Il met en lumière la richesse et la diversité de la production cinématographique du continent, tout en offrant une plateforme d’échanges entre réalisateurs, producteurs et distributeurs. L’événement rapproche ainsi les professionnels du cinéma et les amateurs passionnés de documentaires.
Cette première édition, compacte et ambitieuse, se déroule du 16 au 18 janvier 2026 au Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM) et au Palais de la Culture. Elle combine sept jours de résidence d’écriture intensive pour six projets de long-métrage documentaire, suivis de trois jours de festival avec douze films en compétition officielle. Neuf prix seront décernés, dont le prestigieux Grand Prix Yeelen, symbole de lumière et de créativité.
Au-delà des projections, débats, ateliers et rencontres, le festival favorise la découverte de nouvelles tendances et talents du documentaire africain. Il accueille des invités internationaux et régionaux, renforçant son ambition stratégique : devenir en trois éditions la plateforme de référence ouest-africaine pour le documentaire de création, à l’image du FESPACO pour la fiction. Le FIDAB se positionne ainsi comme un moteur de coopération culturelle entre l’Afrique et le reste du monde.
Le point fort de cette édition réside dans la résidence d’écriture, qui s’est achevée la veille du festival. Elle a permis à de jeunes réalisateurs de peaufiner leurs projets sous la guidance de mentors expérimentés. Les séances de pitch organisées ont révélé des talents prometteurs, porteurs d’histoires vraies qui inspirent, questionnent et unissent. Ces six projets finalistes incarnent l’avenir du documentaire africain et témoignent de la vitalité créative du continent.
Ce qui rend cette édition exceptionnelle, c’est l’engagement des membres de l’Association FIDAB. Sans budget institutionnel initial, c’est grâce à leurs cotisations personnelles que le festival a pu voir le jour. Ce geste de solidarité et de passion illustre une indépendance créative remarquable. Malgré les défis, ces passionnés ont investi leur énergie pour élever la culture malienne, démontrant une résilience exemplaire face aux contraintes financières et organisationnelles.
Le FIDAB s’impose ainsi comme une initiative culturelle audacieuse et porteuse d’avenir. En donnant la parole aux Africains et à leur diaspora, il contribue à la construction d’un récit collectif enraciné dans les réalités du continent. À travers ses projections, ses débats et ses ateliers, il ouvre un espace de dialogue et de coopération culturelle. Cette première édition marque une étape fondatrice, appelée à grandir et à s’imposer comme un rendez-vous majeur du documentaire africain.
Ibrahim Kalifa Djitteye
