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FLASH DU LUNDI LE 09 DECEMBRE 2019

SITUATIONAU MALI : Alioune Tine tire sur la sonnette…

« La situation sécuritaire au Mali a maintenant atteint un niveau critique ». C’est le constat de l’expert indépendant des droits de l’homme de l’ONU, Alioune Tine, après une visite dans le pays. Il estime aussi que cette situation va s’empirer avec une présence limitée des institutions de l’État dans certaines régions du pays. Les violences sexuelles ont connues une hausse de 43% soit 956 cas signalés entre janvier et octobre 2019 au Mali, déplore Alioune Tine.

Dans son rapport publié lundi dernier sur ONU INFO, M. Tine s’inquiète de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays. Au « centre du Mali, la fréquence inquiétante des attaques terroristes contre l’armée menace les fondements de la sécurité de l’État », déclare-t-il. L’expert a aussi rappelé que les attaques dirigées contre les écoles ont provoquées la fermeture de plusieurs établissements scolaires dans les régions de Gao, Tombouctou et Mopti. Alioune Tine a aussi prévenu que la situation sécuritaire a « atteint un niveau critique » dans le pays et risque de se détériorée. Ce rapport intervient au moment où des attaques sont perpétrées contre les populations. La dernière en date du 03 décembre 2019 fait état d’un mort dans le village de Borkho cercle de Bandiagara. Le même jour, le village de Tin-Tam a aussi été attaqué dans le même cercle.

Mais apparemment le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta ne semble pas prendre la mesure de cette situation dramatique que connait aujourd’hui le Mali.

SUSPENSION DE L’AMO : Le bras de fer continu entre pharmaciens et responsables de santé

La suspension de l’achat des médicaments prescrits par l’AMO est toujours maintenue. Selon les syndicats des pharmaciens, « seulement 30% de ces factures ont été payées » à la date d’aujourd’hui, après compilation des données de paiements AMO. Pourtant, les responsables des structures en charge de la question, se disent « surpris » par la décision. Selon eux, « toutes les factures impayées ont été réglées au niveau des banques ».  De la Caisse Malienne de Sécurité Sociale à l’Institut National de Prévoyance Sociale, INPS, les responsables affirment ne pas comprendre cette décision des pharmaciens. Car selon eux, « plus de 3 milliards de francs ont été versés dans les comptes des prestataires ». Cependant, ils invitent les syndicalistes à « mettre l’intérêt supérieur des Maliens au-dessus de tout ». Pour Mme Sidibé Zamilatou Cissé, directrice générale de l’Institut National de Prévoyance Sociale, INPS, il n’y a aucun doute, les banques ont retiré l’argent sur leurs comptes. « On a mis la pression sur certaines banques. Sans même recevoir la compensation, certaines banques ont accepté de créditer les comptes des pharmaciens », a-t-elle ajouté. Avant de dire qu’elle était surprise d’apprendre hier jeudi que le mot d’ordre de suspension n’a pas été levé, malgré que 30% de la dette ait été payée. Les syndicalistes sont catégoriques sur la question : la suspension sera maintenue jusqu’à ce que la somme soit dans leurs comptes. Pour Dr Check Oumar DIA, président du Syndicat Autonome des Pharmaciens d’Officine Privée du Mali (SYNAPPO, porte-parole des syndicats, les pharmaciens ne croient plus aux ordres de virement. Selon lui, la seule chose à laquelle, ils croient c’est de voir l’argent des factures reçues dans leurs comptes. « Ce n’est pas à la pharmacie d’aller le demander à la banque, ajoute le syndicaliste, pour qui « le mouvement prendra fin une fois que les factures seront réglées ». La suspension des paiements de médicaments prescrits par l’AMO est donc maintenue jusqu’à l’obtention d’un compromis. Elle concerne près de 2 millions d’assurés. Le mouvement a été déclenché le vendredi 29 novembre dernier.

MINUSMA : La mission des Nations Unies la plus dangereuse

Sur les 23 Casques bleus tués en 2019, 22 étaient déployés au sein de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), ce qui en fait la mission onusienne la plus dangereuse, a rappelé vendredi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Toutefois, si on tient compte de l’ensemble des opérations de paix, le nombre de soldats de la paix de l’ONU tués lors d’actes hostiles a largement diminué ces trois dernières années. De 58 en 2017, le nombre de victimes est tombé à 27 en 2018. À ce jour, 23 Casques bleus ont été tués en 2019. « 22 des 23 victimes que nous avons subies cette année étaient des soldats de la paix de la MINUSMA, notre mission la plus dangereuse », a déclaré le chef de l’ONU lors d’une réunion de haut-niveau sur la performance du maintien de la paix organisée vendredi au siège de l’ONU. « Il n’y a eu qu’un seul décès dans nos 12 autres missions combinées ».
Malgré la dangerosité de l’environnement dans lequel évoluent les Casques bleus au Mali, la MINUSMA a pu réduire le nombre de décès de ses troupes liés à des engins explosifs improvisés. Un chiffre qui est passé de 24 morts en 2016 à cinq en 2019.

En matière d’amélioration de la performance du maintien de la paix de l’ONU, M. Guterres estime que davantage doit être fait pour appuyer les missions onusiennes évoluant dans les environnements les plus difficiles. « Au Mali, nous envisageons de reconfigurer la force et nous améliorons la coordination avec les forces maliennes, le G-5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) et Barkhane (France) sur le terrain », a dit le Secrétaire général.
Le chef de l’ONU a toutefois souligné que les solutions politiques devaient rester au centre de tous les efforts visant à instaurer une paix durable. « Au Mali, la mise en œuvre de l’accord d’Alger a été trop lente », a déploré M. Guterres. Il s’est toutefois félicité de la récente annonce du lancement du dialogue national le 14 décembre et appelé toutes les parties à y apporter leur contribution.

BARKHANE : Un soldat français grièvement blessé par une mine

Un militaire français a été grièvement blessé samedi dans l’explosion d’une mine artisanale, a annoncé l’état-major des armées. « Son véhicule blindé a été frappé par un engin explosif improvisé » lors d’une opération à In Figaren, à l’est d’Ansongo, dans la région du Liptako, a indiqué le colonel Frédéric Barbry à l’AFP et confirmant une information de Radio France Internationale (RFI). Il doit être évacué vers la France « dans les prochaines heures », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU : Bataille entre Djibouti  et  le Kenya  Les deux pays sont engagés dans une bataille fratricide plutôt rare afin d’obtenir en juin un poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2021-2022. Jeudi, Djibouti a formalisé par une réception dans un grand hôtel de New York le lancement de sa candidature. Le 7 novembre, le Kenya avait fait de même dans un autre établissement hôtelier proche de l’ONU. L’opposition entre les deux pays couvait depuis plusieurs mois, elle est désormais étalée au grand jour et ne pourrait être résolue avant l’élection de juin à New York que “lors d’une réunion de chefs de la diplomatie ou un sommet de chefs d’Etat africains”, estime sous couvert d’anonymat un ambassadeur d’un pays de l’Union africaine (UA).Dans le passé, cette instance avait jusqu’à présent réussi à dégager des consensus sur le choix des candidats africains au Conseil de sécurité afin d’éviter des rivalités le jour de l’élection à laquelle participent les 193 nations de l’ONU. Fin août, un vote de l’UA à Addis Abeba, au niveau des représentants permanents, avait tranché en faveur du Kenya qui a obtenu 37 voix contre 13 à Djibouti. Mais pour ce dernier pays, la procédure n’a pas été organisée au plus haut niveau et n’est pas valable. Plaidant “le principe de rotation”, les autorités djiboutiennes rappellent que le Kenya a déjà été deux fois membre du Conseil de sécurité (1973-1974, 1997-1998), contre une fois seulement pour Djibouti (1993-1994).Dans leur campagne, les deux rivaux font valoir leur rôle pour garantir la paix dans une Corne de l’Afrique troublée et au-delà avec la mise à disposition de Casques bleus dans des opérations de l’ONU. Le Kenya met en avant son accueil des réfugiés somaliens et sud-soudanais, et le soutien qu’il apporte aux gouvernements des deux pays concernés. Depuis son indépendance en 1977, Djibouti “promeut la paix et la stabilité en Afrique et dans le monde”, souligne de son côté un communiqué récent de ce pays en rappelant sa contribution pour pacifier la Somalie voisine. Sur son territoire petit mais à la situation géographique stratégique sont notamment implantées des bases militaires française, américaine, chinoise et japonaise.

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