Le professeur Salikou Sanogo aux membres du BN URD : « Il y a un besoin de nous organiser mieux… »

Le bureau national de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a tenu, les 24 et 25 avril au Crèche de Badalabougou, un atelier de réflexion et d’échanges. Lors de la cérémonie d’ouverture, le 1er vice-président, le professeur Salikou Sanogo a prêché pour l’unité et l’entente au sein de l’URD pour la continuité du combat de leur défunt président, Soumaïla Cissé.

La concertation est un chemin d’or dans une grande formation politique comme l’URD. Le professeur Salikou Sanogo l’a rappelé à l’entame de son discours lors de l’ouverture de cet atelier de réflexion et d’échanges. « Il est une constante à l’Union pour la République et la Démocratie, que toutes les directions empruntées depuis la création de notre parti, l’ont été après que nous nous soyons concertés et que nous ayons fixé un but », a indiqué le 1er vice-président du parti de la poignée de main.  Selon lui, c’est dans cet esprit que le parti décidé de la mise en place de quatre commissions de travail qui devraient réfléchir et proposer à notre instance de décision sur la situation actuelle du Mali. Ces commissions, à en croire le 1er responsable de l’URD, proposera « des pistes par rapport à la vie du parti, à son positionnement stratégique, à l’attitude à adopter par rapport aux réformes politiques et institutionnelles en cours et les actions à entreprendre pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la prise en charge du fonctionnement du parti ».

L’URD présente à tous les combats pour le Mali depuis sa création

Dans son allocution, le professeur Salikou Sanogo a loué les qualités de son parti et des hommes qui le composent. « Il est de notoriété publique que l’URD est le parti le mieux structuré, qu’il regorge du plus grand nombre de cadres et des meilleurs, qu’il sait prendre des positions responsables et s’en tenir », a-t-il déclaré. Malgré tout, dit-il, « il y a un besoin et nous le savons, de nous organiser mieux et de rebondir en mettant à profit le nouveau contexte ».

Le professeur Salikou Sanogo a ainsi rappelé les rôles qu’a joué l’URD dans la création du FSD en 2018 et du M5-RFP en 2020.

Pour le 1er vice-président, face à l’évolution des choses, l’URD doit tracer au mieux les voies de son positionnement pour la conquête et l’exercice du pouvoir à la fin de la transition. La question des élections générales à venir sera tranchée lors de cet atelier selon le vice-président de l’URD. « Notre parti ira assurément aux prochaines échéances électorales pour gagner », a-t-il déclaré avant de se poser la question « Pourrions-nous le faire seul ? sinon avec qui composer et sur quelle base ? ». Pour le 1er vice-président de l’URD, il faut trouver des réponses à ces questions.

L’URD doit également se prononcer sur les réformes politiques et institutionnelles, le Plan d’action du gouvernement de la Transition, l’élaboration de la nouvelle constitution, la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. « En s’inscrivant maintenant dans un dialogue sur ces questions fondamentales pour le Mali, l’URD s’ouvre assurément à d’éventuels compromis mais qui ne doivent nullement être perçus comme une abdication ou un renoncement à ses principes et à ses valeurs », a déclaré le professeur Salikou Sanogo qui a ajouté : «Il faudra simplement les mettre au compte du réalisme et de notre volonté de contribuer au mieux-être des maliens en faisant prévaloir nos idées et nos propositions sur les questions essentielles concernant la vie de notre pays ».

La plaidoirie du professeur Salikou Sanogo auprès de ses camarades du BN URD

Le 1er vice-président a demandé, comme il l’a toujours fait depuis le décès de Soumaïla Cissé, l’union et l’entente au sein de l’URD au sortir de cet atelier. « Je vous exhorte à ne vous mettre d’accord que sur ce qui va de l’intérêt de notre pays, que sur ce qui s’inscrit dans la vision à nous léguée par feu Soumaila Cissé, en termes de sauvegarde de l’unité nationale, de bonne gouvernance et d’éthique dans la gestion du bien public, enfin, ne vous mettez d’accord que sur ce qui contribuera à faire de l’URD, le parti de l’espoir, le parti pour le Mali-kura », a plaidé l’ancien ministre. Pour lui, les militants et cadres de l’URD mettre en application les valeurs et principes de l’URD de depuis sa création.

Boureima Guindo

Source : LE PAYS

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