Un pas en avant, un pas en arrière… Le Mali semble engagée dans un long tunnel obscur sans issue.
Les assisses nationales réclamées par le premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga sont toujours rejetées en bloc par les partis politiques qui estiment que les dites assisses n’ont d’autre objectif que la prolongation du temps imparti à la transition. Car ces partis pensent que le Premier Ministre, Choguel Kokalla. Maïga veut assoir sa légitimité avec l’aval du peuple. Et brandir cet argument devant la CEDEAO qui est très pointilleux sur le chronogramme de la transition.
Conséquence de ce bras-de-fer : blocage politique à tous les niveaux. Or, il faut aller vite, et très vite, car l’échéance approche à grands pas alors que le gouvernement Choguel semble faire du sur place.
Et les gros problèmes qui sont à régler sur le calendrier et en particulier celui épineux d’un nouveau code électoral, sont encore loin d’être abordés.
Avec le temps, les démons de la division semblent avoir définitivement élu domicile au Mali. Autrement dit, à cette heure cruciale, seules l’entente et la cohésion peuvent régler la situation et remettre le pays sur les rails. Or, toujours, ce sont des voix discordantes qui s’élèvent çà et là pour protester avec véhémence et semer la pagaille. A ce rythme, où allons-nous ? A moins que le pays ne soit frappé du sceau de la malédiction…
La récente sortie des responsables des partis et groupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie est très inquiétant, ils ont rejeté les Assises nationales de refondation et l’Organe unique de gestion des élections. Ils menacent de prendre très prochainement l’option de la rue si jamais leur revendication n’est pas prise en compte.
« Les inquiétudes soulevées dans notre mémorandum ont été confirmées lors de la table ronde de validation des Termes de Référence (Tdrs) des ’’Assises Nationales de la Refondation’’ et l’organe unique de gestion des élections, tenue les 24, 25 et 26 septembre 2021 ». Selon le président du RPM, la majorité des Partis et Regroupements de Partis politiques n’a pas participé ou n’a pas été invitée. « Certaines organisations de la société civile se sont tout simplement vu refuser l’accès à la salle », a-t-il laissé entendre.
Les partis et groupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie, après avoir dénoncé la politique du gouvernement, a rappelé le président de la Transition de son serment pris envers le Peuple malien. Au premier ministre, il a rappelé son engagement pris face au CNT et à la tribune des Nations Unis de respecter son PAG dans les délais impartis à la transition. Aussi, a-t-il rappelé que « le non-respect du délai de 18 mois imparti à la transition contenu dans la charte de la transition en son article 22 sera l’échec des autorités de la Transition ».
Les partis et groupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie ont rejeté l’organisation des « Assises Nationales de la Refondation » de l’État qui sont, selon eux, coûteuses et inopportunes. Ont-ils aussi rejeté le type d’Organe Unique de Gestion des Elections envisagé au forceps par le Premier ministre.
B.D de Balzac et STK
