Au lendemain de la clôture du Salon des Médias, l’Union des Journalistes Reporters du Mali (UJRM) enchaîne avec la préparation de la 4ᵉ édition de sa Nuit annuelle. Une conférence de presse organisée le samedi 2 août a officialisé le lancement des préparatifs pour cette cérémonie phare prévue le 8 août prochain au CICB. Entre constance organisationnelle, partenariats solides et nouvelles ambitions, l’UJRM continue de jouer un rôle fédérateur dans un paysage médiatique en quête de cohésion et de reconnaissance.
À peine le rideau est-il tombé sur le 4ᵉ Salon des Médias, que l’Union des Journalistes Reporters du Mali (UJRM) remet le projecteur sur sa propre scène. Le samedi 2 août 2025, au siège de l’association à Sotuba ACI, la commission d’organisation, conduite par Amadou Kodio, a tenu une conférence de presse pour marquer le coup d’envoi de la 4ᵉ édition de la Nuit de l’UJRM, prévue le vendredi 8 août au Centre international de conférences de Bamako (CICB).
Avec à ses côtés Bintou Coulibaly, et Ibrahima Traoré, membres de l’UJRM, Amadou Kodio a levé le voile sur les grandes lignes de cette soirée désormais bien installée dans le paysage médiatique malien. Plus qu’un gala, la Nuit de l’UJRM est une reconnaissance de l’excellence journalistique. Elle met en lumière les reporters et patrons de presse qui se sont illustrés par leur professionnalisme, leur rigueur et leur engagement pour de meilleures conditions de travail.
Cette édition 2025 s’annonce sous le signe de la continuité et de l’innovation. Fidèle à sa vocation de valorisation des journalistes de terrain, l’UJRM récompensera une nouvelle fois les meilleures productions issues du concours clôturé le 24 juillet. Les distinctions ne seront pas que symboliques. Au moins 12 ordinateurs portables seront remis aux lauréats des différentes catégories, sans compter les 24 bourses d’études offertes grâce au partenariat renouvelé avec l’Université ESTM. Ces efforts s’inscrivent, selon la commission d’organisation, dans la continuité des éditions précédentes, qui ont permis à plus de 20 jeunes journalistes de bénéficier d’un soutien matériel ou académique.
Mais cette année, deux nouveautés viennent élargir la portée de l’événement. D’abord, une journée de réflexion sur l’impact de l’intelligence artificielle dans les rédactions se tiendra le matin du 8 août, toujours au CICB. Animée par Salif Sanogo, ancien directeur de l’ORTM, et un expert de Robots Mali, cette session est soutenue par la Fondation Friedrich Ebert Stiftung. Ensuite, un rapport inédit sur la situation des journalistes au Mali sera officiellement présenté au cours de la soirée. Ce document, fruit d’une enquête menée par les membres de l’UJRM, vise à éclairer les réalités du métier et à alimenter les débats sur les conditions de la presse.
Autre signe d’ouverture et de rayonnement de l’UJRM : sa participation active au Salon des Médias, où son stand a attiré l’attention d’acteurs maliens mais aussi étrangers. En témoigne la visite de la délégation sénégalaise de la Convention des Jeunes Reporters (CJRS), reçue le 1ᵉʳ août. Ces échanges fraternels, renforcés en marge de la cérémonie de clôture du Salon, laissent entrevoir des perspectives de coopération sous-régionale, notamment dans les domaines de la formation et de la lutte contre la désinformation.
Soutenue par des partenaires institutionnels comme le ministère de la Communication, mais aussi par des acteurs privés et associatifs tels que Orange Money (partenaire officiel), la Maison de la Presse, Falilou Couture, ESTM, EGI-SUP, Fah Makeup ou encore Search For Common Ground, cette quatrième édition bénéficie de financements stables. Plus de la moitié du budget est déjà couvert, selon les organisateurs.
À moins d’une semaine de l’événement, l’UJRM est plus que jamais déterminée à poursuivre sa mission de promotion d’un journalisme rigoureux et engagé. « Tout est fin prêt pour faire de cette édition une réussite totale », a rassuré Amadou Kodio. Rendez-vous est donc pris pour le 8 août, à partir de 20h30 au CICB, pour une soirée de célébration, de plaidoyer et d’affirmation collective.
Issa Djiguiba
