Le nouveau propriétaire de la mine de Kobadani compte sur la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA. Cette dernière a reçu le lundi 15 septembre, le PDG de Toubani Resources, Russo PHIL et certains de ses collaborateurs, notamment son adjoint Mohamed DIARRA.
Toubani Resources, c’est le nouveau maitre de Kobadani, l’un des premiers sites d’orpaillage révélés au grand public depuis 2007.
Le patron de la mine était allé informer le département en charge de l’environnement du démarrage imminent des travaux d’installation de l’usine. Problème : il va falloir chasser les chercheurs d’or y travaillant manuellement depuis des années.
Le gouvernement de la République du Mali attache une importance particulière aux investissements miniers respectueux de de ses exigences environnementales et sociales. Selon la ministre, des partenaires comme Toubani Resources ont un rôle à jouer dans la valorisation durable de nos ressources naturelles.
D’une durée de vie estimée entre neuf à dix ans à partir de la date de production pour une superficie de 135 Km2, la mine de Kobadani, dans le Cercle de Kangaba, produira annuellement 5 tonnes sur lesquels, conformément au nouveau Code minier et aux hautes instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, 35% reviendront au Mali.
L’équipe de Toubani Resources a donné beaucoup de précisions sur, entre autres, la qualité de l’eau, le recensement de tous ceux qui seront impactés par l’installation de la mine.
Mais, le DGA de Toubani Resources a évoqué une difficulté majeure à laquelle la société est actuellement confrontée : il s’agit de la présence massive d’orpailleurs sur le permis de la mine et qui doivent impérativement être déguerpis afin que les travaux proprement dits puissent démarrer.
La ministre a demandé à Toubani Resources le strict respect de la législation nationale en matière d’évaluations environnementales et sociales, particulièrement la Loi n°2021-032 relative aux pollutions et nuisances.
S. Diarra
