Conscient de l’ampleur de la crise que traversent la ville de Bamako et les capitales régionales depuis un moment, le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Amadou Konaté a fait, la semaine dernière, une descente inopinée sur le terrain, loin du confort de son bureau et renouant avec ses premiers réflexes de brigadier au cœur du dispositif de gestion de la crise.
Sur le parking des citernes (ex-site Minusma) du Bureau des produits pétroliers, le responsable s’est rendu dans la chaîne opérationnelle, entre les camions alignés, les contrôles de sécurité et les formalités de lieux de dépotage. Bras retroussés, regard vigilant, l’inspecteur général Konaté a prêté main-forte à ses équipes mobilisées pour accélérer le dédouanement et permettre au carburant d’atteindre, sans délai, les stations-service de Bamako et de l’intérieur du pays. Dans la foulée, le DG Konaté a fait le tour des citernes, échangeant directement avec les chauffeurs, les transitaires et les opérateurs pétroliers. Écoute, conseils et encouragements étaient au rendez-vous, dans un climat d’engagement partagé et de mobilisation totale. Objectif affiché : aucune citerne ne passe la nuit dans le parc de la Douane, a annoncé la cellule de communication de la douane malienne. Et de mettre l’accent sur une exigence d’efficacité pleinement atteinte grâce à la célérité et à la coordination des équipes sur le terrain. Ainsi, l’inspecteur général Konaté n’était pas seul dans cet élan collectif. Autour de lui se trouvaient les représentants du ministère en charge de l’Industrie et du Commerce et d’autres services stratégiques qui œuvrent dans une parfaite synergie. Ensemble, ils ont incarné la volonté des plus hautes autorités d’apporter une réponse nationale, solidaire et coordonnée à une crise qui met à l’épreuve la résilience du pays. Pour le DG Konaté, cette présence sur le terrain n’est pas qu’un geste symbolique. Elle est plutôt une exigence de résultat. « Dans des moments pareils, la Douane doit être au cœur de la solution. Nous devons être des acteurs de la résilience nationale », a estimé le patron des gabelous, visiblement résolu à faire de chaque formalité douanière et au-delà, un acte de patriotisme et de soulagement pour les populations.
Mamadou Diarra
