À la suite de son audience du lundi 26 octobre dernier, la cour d’appel de Bamako a décidé de fixer le délibéré concernant le journaliste Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal « L’Alternance », au 16 novembre 2026.
Le procès en appel de Youssouf Sissoko s’est tenu le lundi 26 octobre dernier. Dans sa plaidoirie, son avocat a demandé sa relaxe pure et simple ou la condamnation de son client à la durée de la détention effectuée. Dans son réquisitoire, le procureur a requis la confirmation de la décision rendue par la juridiction du premier degré. Le délibéré est prévu pour le 16 novembre 2026. Youssouf Sissoko a été arrêté le 5 février 2026 à son domicile pour « diffusion de fausses informations, atteinte à la réputation de l’État et insulte à l’égard d’un chef d’État étranger ». C’était à la suite de la publication d’un article intitulé : « Le général Tiani sous le coup de l’émotion accuse Macron, Ouattara et Talon ». Le texte évoquait une attaque contre l’aéroport de Niamey, présentée comme ayant été déjouée, dans un contexte où les autorités nigériennes, dont le président Abdourahamane Tiani, avaient accusé plusieurs pays, notamment la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire, d’implication dans une tentative de déstabilisation. Ledit article, rédigé par un analyste puis repris dans son journal, comportait des appréciations critiques à l’égard des déclarations des autorités nigériennes. M. Sissoko a été poursuivi en sa qualité de responsable éditorial du média. C’est ainsi qu’il a comparu le 9 mars 2026 devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Lors de l’audience, le procureur avait requis cinq ans d’emprisonnement ferme. Le 23 mars 2026, le journaliste a été condamné à deux ans de prison ferme et au paiement d’un million de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Ses conseils ont interjeté appel devant la cour d’appel.
Diarra Mamadou
