Alors qu’il reste toujours détenu depuis le 1er août 2025 à la Maison d’arrêt de Koulikoro, une région du Mali, l’ancien premier ministre Moussa Mara a été, le lundi 19 janvier, entendu par la Cour d’Appel de Bamako. Le délibéré du procès en appel du leader politique est prévu pour le 09 février prochain.
La Cour d’appel de Bamako a examiné, le lundi 19 janvier 2026, le dossier de l’ancien Premier ministre du Mali sous le défunt régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta, en l’occurrence Moussa Mara. L’audience fait suite à un appel interjeté par les avocats de M. Mara, après sa condamnation à la juridiction de première instance. Ainsi, ses conseils ont estimé injuste et juridiquement infondée la condamnation qui avait été prononcée. Dans cette affaire, il sied de retenir que l’ouverture des débats sur le fond du procès a eu lieu en septembre 2025. C’était au Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité. Pour l’occasion, les avocats avaient plaidé pour l’octroi d’une liberté provisoire à l’ancien premier ministre. Leur demande a été rejetée. En la matière, 24 mois d’emprisonnement ont été requis par le parquet contre M. Mara. Le délibéré avait été fixé au 27 octobre 2025. Outre les 24 mois d’emprisonnement du parquet, le Contentieux de l’Etat avait, quant à lui, réclamé 1 franc symbolique et le maintien des chefs d’accusation contre lui. Rappelons que l’ancien premier ministre a été placé sous mandat de dépôt en date du 1er août 2025. Un placement sous mandat de dépôt qui est intervenu alors qu’il répondait à une nouvelle convocation de la Brigade d’Investigations judiciaires spécialisées du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Il a été mis en prison à cause de son tweet du 4 juillet 2025. Au sujet duquel il avait déjà été entendu par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako et le Procureur du Tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako. Saisi des mêmes faits et du même dossier sans le moindre élément nouveau, a regretté son avocat Maitre Mountaga Tall, le procureur du Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité a décidé de lui placer sous mandat de dépôt, fixant la date de son procès au 29 septembre 2025. Sont retenus contre M. Mara : les délits relatifs à l’atteinte au crédit de l’Etat ; l’opposition à l’autorité légitime ; l’incitation au trouble, à l’ordre public ; la publication et la diffusion de nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers, fait de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique.
Mamadou Diarra
