Le constat est alarmant, inquiétant et désolant. Les locaux de la Maison ont été saccagés et complètement mis à sac avant-hier lundi 20 février 2023 par de présumés opposants à la tenue du meeting de la plateforme « Appel du 20 février pour sauver le Mali ».
La scène qui s’est passée dans l’après-midi de ce lundi 20 février est tout simplement horrible. La Maison de la presse, le haut lieu des expressions plurielles, a été transformée malheureusement en un champ de bataille par des vagabonds, des écervelés. L’acte est indigne de notre Mali qui se veut un havre de paix : agression physique à travers des coups de pieds, jets de sièges et autres actions violentes dans un désordre indescriptible. Les dégâts sont constatés sur les installations des locaux. Cet acte déplorable qui s’est déroulé durant un point de presse organisé par un groupe d’acteurs politiques et de la société civile a été condamné unanimement par les associations de la Presse et des acteurs de la défense de la liberté d’opinion.
La Maison de la Presse, par la voix de son président Bandiougou Danté, a condamné avec la dernière vigueur cet acte violent. « La faitière des médias rappelle que, quels que soient les motifs et les auteurs, le saccage du haut lieu des expressions plurielles est indigne de notre Mali qui se veut un havre de paix », a-t-il laissé entendre. Avant d’inviter les autorités compétentes à faire toute la lumière sur ces événements malheureux afin que les auteurs et leurs complices soient punis conformément aux lois.
Par ailleurs, la Maison de la Presse qui a commis un huissier de justice pour constater les dégâts va suivre avec une attention particulière l’évolution et les résultats des enquêtes. « Elle se réserve le droit de porter plainte contre ceux-là qui ont perpétré ce vandalisme », a-t-il conclu.
En tout cas, il faut que les plus hautes autorités de la Transition mettent tout en œuvre pour retrouver les auteurs et complices qui ont porté un coup à la Maison de la presse (le symbole de l’expression plurielle), afin qu’ils soient sévèrement punis conformément à la loi. Que les auteurs et complices de ce crime contre la liberté d’expression et d’opinion sachent que le Peuple qui a versé son sang en mars 1991 pour arracher la démocratie n’aura jamais peur de verser son sang à nouveau, s’il le faut, pour la préservation des acquis démocratiques. Notre jeune démocratie est certes critiquable, mais nous la préférons à un million de fois à la dictature. A bon entendeur salut.
Agoumour
