Alors que les résultats du rapport du Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines (SIGRH) suscitent colère de plusieurs syndicats de l’enseignement et de l’éducation, le département de tutelle annonce la reprise des activités d’identification biométrique. Dans une correspondance en date du 16 septembre, le directeur des Ressources humaines de l’éducation les a invités à prendre les dispositions nécessaires pour transmettre les dossiers par voie hiérarchique à la Direction des Ressources humaines du Secteur de l’Éducation, au plus tard le 30 septembre 2025. Une démarche qui soulage beaucoup de professionnels du secteur.
A Kayes, ils sont au total 452 enseignants des Collectivités territoriales, dont plus de 80% ont énoncé détenir de leurs récépissés d’enrôlement du SIGRH, mais qui ont constaté leurs noms sur la liste des agents « non enrôlés ». C’est du moins ce qui ressort de la lettre récemment adressée au gouverneur de Kayes par les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 de la région. Tout comme d’autres syndicats, les mêmes défaillances ont pu être soulignées par les militants du SY.P.E.S.CO et du CEN-SNESUP. En la matière, le directeur des Ressources humaines secteur de l’éducation a adressé, mardi 16 septembre, une correspondance aux Directeurs d’Académie d’Enseignement (DAE) et aux Coordinateurs régionaux d’inspection pédagogique régionale. « Dans le cadre de la reprise des activités d’identification biométrique des fonctionnaires et agents de l’Etat et des Collectivités territoriales, dans le Système intégré de Gestion des Ressources humaines (SIGRH), je vous invite à prendre les dispositions nécessaires pour transmettre les dossiers par voie hiérarchique à la Direction des Ressources humaines du Secteur de l’Education, au plus tard le 30 septembre 2025 », a indiqué M. Bakary Bakayoko. Ainsi, les personnes concernées dans cette opération sont les travailleurs qui ne figurent pas sur la liste des agents dont l’identification a été validée. A ce lot s’ajoutent les enseignants figurant sur la liste des agents enrôlés dont l’identification n’a pas été validée. A la suite de l’enregistrement des dossiers reçus dans la base des données, le chronogramme de l’opération d’identification sera alors transmis auxdits responsables. Ainsi, les agents concernés seront, pour le responsable, tenus de se présenter à la Direction des Ressources humaines, conformément aux dates du chronogramme, permettant d’éviter l’affluence massive des agents à enrôler à la Direction des Ressources humaines. « Les enseignants des écoles communautaires ne sont pas concernés par cette phase d’opération. La fiche individuelle de collecte de données doit être renseignée et signée par l’agent et contresignée par le chef de service (DAE, DCAP, Proviseur, etc.), au niveau de signature de l’enquêteur », a précisé le directeur. Rappelons que les ministères concernés dans l’affaire ont annoncé, depuis le mois d’août, la suspension provisoire des salaires des 36 151 agents « non enrôlés ». Et de signaler que leurs salaires seront cantonnés au trésor public. Aussi, un délai de grâce de trois mois a été accordé pour permettre l’enrôlement des 36 151 agents en cause. Passé ce délai, ils seront définitivement considérés comme des personnels « fictifs ». D’ores et déjà, les syndicalistes de Kayes ont tapé du poing sur table, exigeant la résolution de la situation de leurs militants. Côté du monde universitaire, les mêmes menaces restent brandies par les syndicalistes. D’où l’urgence de pallier à ce problème.
Mamadou Diarra
