La Fédération nationale des guides de tourisme du Mali (FNGTM) tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des pratiques illégales dans le secteur touristique. Dans une déclaration en date du 4 avril 2026, l’organisation dénonce le recours, par certaines agences de voyages, à des personnes non habilitées pour assurer des services de guidage.
Selon la fédération, il est de plus en plus fréquent de voir des circuits touristiques confiés à des jeunes filles et garçons ne disposant ni de formation adéquate ni d’autorisation officielle pour exercer ce métier. Une situation que la FNGTM dit constater « avec amertume », dénonçant une dérive qui fragilise la profession.
Pourtant, rappelle l’organisation, l’activité de guide de tourisme est strictement encadrée par la loi n°03-40 du 30 décembre 2003, qui régit les professions d’organisateur de voyages, de séjours et de guide touristique au Mali. Le non-respect de ces dispositions constitue, selon elle, une violation manifeste de la réglementation en vigueur.
Au-delà de l’aspect légal, la fédération souligne les conséquences économiques de ces pratiques. Le recours à des guides non agréés entraîne un manque à gagner considérable pour les professionnels dûment reconnus, déjà confrontés à un secteur en difficulté.
Face à cette situation, la FNGTM appelle les autorités compétentes à intervenir pour mettre fin à ces dérives et garantir un exercice équitable du métier. Elle réaffirme également sa détermination à dénoncer les cas d’irrégularités et à œuvrer pour que les contrevenants répondent de leurs actes devant la justice.
À travers cette sortie, les guides professionnels entendent défendre non seulement leur métier, mais aussi la crédibilité du tourisme malien, qui repose en grande partie sur la qualité de l’encadrement offert aux visiteurs.
Kémoko Diabaté
