Le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes a tenu sa réunion régulière pour faire l’état des inondations. Les dernières pluies de la semaine ont porté à 13 le nombre de cas d’inondation enregistrés depuis le début de l’hivernage, occasionnant 10 pertes en vies humaines, 440 ménages affectés et 3 870 personnes sinistrées.
Depuis l’année dernière, le Mali est confronté à de fortes pluies occasionnant des inondations et leur lot de dégâts humains et matériels. Afin de faire face à cette situation, le gouvernement a activé le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes, appuyé par un Comité Technique qui se réunit chaque semaine autour de la question, dans le but de réduire au maximum l’impact des crises et catastrophes sur les populations. C’est dans ce cadre qu’à l’issue de sa réunion du 17 juillet 2025, le Comité Interministériel a rapporté 4 nouvelles inondations sur l’ensemble du territoire national : 1 à Kolokani, 1 à Nara, 1 à Bla et 1 à Yangasso, ainsi que 2 cas d’effondrement, dont 1 à Koro et 1 à Kita. Ces nouveaux chiffres portent le bilan à 13 cas d’inondation, 3 cas de foudre, 1 cas de vent violent depuis le début de l’hivernage, causant 10 décès, 440 ménages affectés et 3 870 personnes sinistrées.
Une occasion pour le gouvernement d’inviter les populations au respect strict des consignes édictées par les services de protection civile, à savoir : libérer les prises et les voies d’écoulement des eaux ainsi que les zones à risque d’éboulement ; ne pas s’engager sur une route ou une ruelle inondée, à pied comme en voiture ; ne jamais s’approcher des berges d’un cours d’eau en crue ou d’un canal d’évacuation d’eau comme les caniveaux ; ne pas s’arrêter sur un pont, que ce soit à pied ou en voiture ; ne pas utiliser un para-soleil à la place d’un parapluie sous un orage ; en cas de forte pluie, toujours s’abriter dans un bâtiment ou un espace couvert, et surtout pas sous un arbre pour éviter le risque d’être foudroyé.
Malgré les diverses actions du gouvernement afin de minimiser les conséquences des inondations, à savoir : le renforcement des capacités opérationnelles de la Direction Générale de la Protection Civile ; la poursuite des travaux de curage des collecteurs et des caniveaux dans les centres urbains sur tout le territoire national ; le démarrage des travaux de démolition des occupations illicites sur le collecteur Komanko, passant par Yirimadio et Missabougou, le risque d’inondation reste relativement élevé. Selon la météo, des activités pluvio-orageuses d’intensité faible à modérée sont attendues dans la majeure partie du pays.
C’est pourquoi, le gouvernement poursuit ses actions avec la mise en place d’un groupe de travail ad hoc au niveau national, afin de mener une analyse participative des risques climatiques et de leurs impacts sur le système éducatif, à travers l’approche Climate Proofing ; la diffusion de messages de sensibilisation sur les radios, les télévisions, dans la presse écrite et via l’application numérique SOS Sécurité.
Il ressort de cette réunion que la situation hydrologique demeure marquée par la poursuite de la montée des niveaux des cours d’eau du Mali, même si le remplissage des retenues de Manantali et de Sélingué reste normal à cette période. Bien qu’à ce jour, il n’existe aucun risque significatif lié aux débordements des cours d’eau, il est admis que les marais naturels de Bamako réagissent aux fortes pluies, pouvant entraîner des crues éclairs par endroits.
Issa Djiguiba
